Regime politique espagne 1935

Depuis lors, Sanjurjo le haïssait. C'est pourquoi Franco se refuse à prendre part à ce complot. Toutefois, tous les conjurés espèrent le persuader de les rejoindre. Les conjurés feront escale à Casablanca sans être inquiétés. L'insurrection militaire de juillet survient après plusieurs mois de grèves, d'expropriations, de batailles entre paysans et gardes civils.

Le soulèvement débute le 17 juillet au Maroc espagnol où Franco prend le commandement des troupes, après être arrivé en avion des îles Canaries via le Maroc françaismettant sa femme et sa fille en lieu sûr à Casablanca. Le putsch gagne l'ensemble de la métropole dès le lendemain. Quand l'insurrection éclate, le gouvernement républicain se trouve paralysé. Ses premiers communiqués, au bout de 24 heures confuses, se veulent rassurants, reconnaissant seulement qu'une partie de l'armée s'est soulevée au Maroc.

À Sévilledes travailleurs désarmés tentent en vain de s'opposer au soulèvement dirigé par Queipo de Llano. Le gouvernement, par crainte de les voir tomber entre de mauvaises mains, refuse de donner des armes aux travailleurs qui en réclament, menaçant de faire fusiller ceux qui leur en fourniraient. Le gouvernement républicain tente une conciliation avec les militaires. Ni du côté nationaliste avec Molani du côté républicain avec le socialiste Francisco Largo Caballeroon formation dietetique guadeloupe veut de compromis.

L'issue guerrière est inévitable, et dès le lendemain de sa nomination, Martinez Barrio démissionne, remplacé par José Giral. Le 17 juilletà Barceloneles militants de la CNT commencent à s'armer, dans les arsenaux et les chantiers navals. Leur détermination fait basculer de leur côté la Garde civile et la Garde d'Assaut, obligeant les militaires à capituler dans cette ville qui est la deuxième du pays.

Quand le gouvernement décide de donner des armes à la population, celle-ci est, de fait, déjà armée. À Madrid, des armes sont finalement distribuées, là aussi, aux ouvriers, mais dépourvues de culasses. La population lance cependant un assaut, le 20 juilletcontre la caserne de la Montana, et s'en empare.

Regime politique espagne 1935

Si certaines régions tombent rapidement NavarreCastille-et-LeónGaliceAndalousie occidentale, grandes villes d' Aragonle reste du pays demeure fidèle à la République. MadridValence et Barcelonemalgré le soulèvement de la garnison locale, restent aux mains des républicains, grâce notamment aux milices ouvrières très vite mobilisées.

En tentant ce coup d'État, les militaires ont déclenché la révolution dans le pays. Voyant les travailleurs armés, bien des patrons s'enfuient ou rejoignent le camp des nationalistes. Les paysans collectivisent les trois quarts des terres. L'ensemble des biens de l'Église est également saisi, les couvents deviennent des réfectoires pour les miliciens, des écoles, des salles de bal, etc.

Les autorités légales ont perdu tout pouvoir, ne disposent plus, à quelques exceptions près, de forces de police et militaires. À la place, les syndicats et les partis de gauche mettent en place, là où ils sont implantés, les organes d'un nouveau pouvoir, organisent des milices pour combattre les nationalistes, réorganisent les transports, l'approvisionnement des villes, transformant des usines pour les besoins de la guerre.

En novembretous les ministres y compris les anarchistes signent un décret sur la dissolution des milices et leur incorporation dans les forces de l' armée régulière. Ainsi, si l'énergie de la gauche révolutionnaire dans les premiers jours du soulèvement avait tenu en échec les militaires, la révolution est peu à peu désarmée, sans qu'aucun parti ouvrier ne s'y oppose réellement [réf.

Espagne 1931-1937 : la politique de front populaire contre la révolution ouvrière

Mais les cas d'exemptions sont innombrables et il est très inégalitaire par exemple, on peut tout à fait légalement l'éviter moyennant le paiement d'une cuota. Par ailleurs, le budget ne permet ni instruction, ni entraînement, aussi les appelés sont fréquemment envoyés en permission de longue durée.

De ce fait, en métropole, dans chaque division d'infanterie, trois régiments sur quatre sont en sommeil et le quatrième n'est pas aligné sur ses droits en effectifs. D'après S. Cependant, durant le conflit, ce sont près de trois millions d'hommes qui sont mobilisés, parfois dans le camp opposé à leurs idéaux. L'armée espagnole, avant la guerre, a une réputation plutôt médiocre, avec un matériel hors d'âge et des tactiques d'un autre temps, qui lui ont valu des revers humiliants et sanglants lors de la guerre du Rif au début des années Les forces en présence sont équilibrées au commencement du conflit.

La livraison d'armes allemandes et italiennes permet une nette amélioration de l'armement de l'armée nationaliste. Les avions italiens se révèlent décisifs lors des premiers jours du conflit, en permettant aux troupes franquistes de franchir le détroit de Gibraltar. Des firmes étrangères telles que Ford et Texaco fourniront également, à crédit, camions et carburant en quantités importantes.

Stationnées au Maroc espagnol, elles sont commandées par des officiers qui ont l'expérience des guerres coloniales. Les républicains sont quant à eux progressivement équipés d'armes soviétiques, mais l'approvisionnement pose problème en raison du blocus maritime des puissances européennes, plus relâché du côté nationaliste.

Moscou enverra aussi des conseillers militaires, essentiellement utilisés pour faire fonctionner les avions et les chars, ainsi que des commissaires politiques du Kominternessentiellement pour assurer la répression au sein des forces communistes dissidentes, tels que les trotskistes et les militants du POUM.

Les problèmes majeurs, pour les républicains, se posent du côté de l'organisation. En effet, il s'agit d'une armée populaire créée de toutes pièces, et n'obéissant pas au gouvernement, car basée sur l'idée d'une défense populaire assurée par chaque citoyen, sans commandement centralisé. Mettant en échec cette organisation, avec le concours de la CNT possibiliste, le gouvernement a tenté de créer une armée populaire sous la forme d'un corps national en place au printempsavec une discipline et un commandement communs.

Ces hésitations reflètent l'opposition entre la bourgeoisie libérale représentée par les partis socialiste et communiste tenante d'une armée organisée, et les révolutionnaires, surtout anarchistes, partisans d'une défense populaire.

En règle générale, l'armée républicaine souffre d'une carence en officiers d'active qui ont pour beaucoup choisi de rejoindre le camp nationaliste. La plupart des bâtiments de la Marine sont restés aux mains de la République, mais les marins, sans leurs officiers, ne sont pas capables d'en faire un bon usage. Ces sensibilités politiques divisées aux élections du 16 février se rejoignirent pour s'opposer au Front Populaire Frente Popular.

Le camp républicain se composait quant à lui de différentes forces unies contre le front nationaliste. De nombreux militants, issus de tendances diverses républicains laïcs et plutôt socialement conservateurs, anarchistescommunistessocialistesetc. Sur le plan militaire, la guerre d'Espagne présente les caractéristiques suivantes. Il s'agit tout d'abord d'une guerre qui, sauf dans sa dernière phase, se déroule sur plusieurs fronts à la fois.

La guerre comporte sur ces différents fronts une succession de phases de mouvement et de longues phases de guerre de position avec utilisation de tranchées. Les républicains, par tactique ou par obligation, sont souvent sur la défensive, en résistant d'ailleurs souvent bien. Leurs offensives sont presque toujours de faible ampleur, mal conçues, rapidement stoppées voire contrées, et se traduisent souvent par des pertes humaines et matérielles importantes.

Cette situation contribue à affaiblir progressivement le camp républicain. Les troupes marocaines progressent vers le nord, en attaquant durement les villes et villages rencontrés. Dans les zones contrôlées par la République, des mouvements de contre-offensive se lancent. Par ailleurs, les républicains ont reconquis Minorque mais échoué à prendre le contrôle du reste des Baléares. Ceci laisse le temps aux Madrilènes d'organiser la défense. Autour de la capitale, plusieurs opérations ont lieu en février et marsen particulier la bataille du Jarama et la bataille de Guadalajara.

Ils décident donc de s'occuper d'abord des poches de résistances républicaines que sont le Pays basque et les Asturies. En août, les combats se portent dans la région de Santanderqui tombe le 26 août. Les Asturies restent alors seules dans le nord de l'Espagne à rester sous contrôle de la République. Masque huile d olive cheveux dvdrip hd petite zone résiste longtemps mais doit capituler le 17 octobre, laissant ainsi les forces nationalistes entièrement maîtresses de la côte atlantique.

Entretemps, les républicains se lancent dans d'autres offensives difficiles, en particulier à Brunete et à Belchitemais ces combats meurtriers ne leur permettent qu'une progression limitée. Dans les derniers jours de l'annéeles troupes républicaines engagent le combat pour Teruel qu'elles parviennent à prendre lors de combats qui se déroulent dans des conditions très rudes pour les deux camps, notamment en raison du grand froid qui règne à Teruel cet hiver-là.

Cette opération est toutefois contrecarrée et la ville est reprise par les nationalistes après moins d'un mois. Après la reprise de Teruel, l'armée nationaliste poursuit l'offensive et parvient à gagner la côte, le 6 avril, coupant ainsi en deux le territoire contrôlé par les républicains. Madrid est tombée après deux ans de combats et d'intenses bombardements par la légion Condor.

Le reste de l'Espagne est enlevé dans le mois, les derniers combats ayant eu lieu à Alicante. La guerre d'Espagne a été particulièrement violente, surtout lors des grandes batailles comme la bataille de l'Èbremais surtout celle de Teruel. Mais la guerre a également été marquée par des tueries en dehors des combats à proprement parler. Les militaires fidèles au gouvernement sont les premières victimes partout où les rebelles prennent le pouvoir hors de tout combat. Il s'ensuit le massacre des militants et sympathisants des syndicats et organisations de gauche à partir de listes établies à l'avance.

Au fur et à mesure de la progression des troupes rebelles et de la prise des villes et villages au tout début de la guerre, les militants et sympathisants de la République sont systématiquement arrêtés, emprisonnés ou fusillés. Ce seront ainsi des dizaines de milliers de victimes qui seront exécutées sommairement [ 17 ]. Un des plus grands massacres collectifs a lieu les 14 et 15 août à Badajozen Estrémadureoù de nombreux miliciens désarmés sont sommairement fusillés, lorsque les nationalistes, principalement des unités de la Légion, s'emparent de la ville.

Ce massacre a été révélé pour la première fois par deux journalistes français et un journaliste portugais. Au Pays basque, la répression frappe notamment le clergé catholique qui avait maintenu la présence de l'Église en territoire républicain alors que la hiérarchie avait choisi le camp nationaliste.

Le 27 octobre16 prêtres sont fusillés, d'autres sont emprisonnés ou expulsés de la région [ 19 ]. La fin de la guerre n'a pas signifié pour autant le retour à la paix. Les exécutions se poursuivront au cours des années suivantes, manifestant la soif de vengeance des vainqueurs caractérisant le régime dictatorial pendant de longues années et la misère et la terreur pour les vaincus [ 17 ]. Les lettres de dénonciation sont tellement nombreuses que la prescription des délits politiques non dénoncés est ramenée de quinze à deux ans dès janvier [ 20 ].

Les massacres des opposants commencent dès le début de la rébellion. L'appartenance sociale ou politique suffit la plupart du temps dans l'acte d'accusation pour justifier une exécution [ 21 ]. Ce fut le cas par perdre 4 kilos tres rapidement dofus pour les officiers de la garnison de Lérida, les officiers de la base navale de Minorque et ceux de Carthagène.

Ce fut aussi le cas pour les députés de droite pourchassés en zone républicaine et dont 24 sont exécutés. Les prêtres et les religieuses sont parmi les autres principales victimes de ces massacres, notamment en Catalogne.

Neuf diocèses perdirent ainsi plus de la moitié de leur clergé, la seule appartenance à ce dernier étant justiciable d'une exécution sommaire. Ceux qui ont pu y échapper se trouvaient en zone nationaliste, ou avaient pu fuir, se cacher ou bénéficier de protections. À ces tueries s'ajoutèrent les incendies d'églises et de couventsles profanations d' autels et de sépultures [ 24 ].

Des commissions d'épuration sont mises en place afin de recenser les suspects à partir de leurs antécédents sociopolitiques. Des actes d'une grande violence frapperont notamment les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des républicains. La conséquence immédiate sera le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés. Le 22 septembreRafael Salazar Alonso, ancien ministre radical condamné à mort pour son implication présumée dans le soulèvement militaire sans qu'aucune preuve ne soit fournie, est exécuté le lendemain à la prison de Madrid [ 30 ].

Les détenus politiques de Jaén transférés vers Madrid sont exécutés en chemin.

À Malagale 30 septembrepersonnes sont fusillées [ 29 ][ N 6 ]. Du 2 au 6 novembrecinq mille personnes sont fusillées à Paracuellos et Torrejón de Ardozet enterrées dans des fosses communes. Les victimes sont à la fois des détenus madrilènes évacués de la ville, des étudiants d'un collège catholique et les membres de familles aisées de la ville [ 28 ]. Les responsables seraient, selon certains historiens, Margarita Nelkenune députée socialiste, et Santiago Carrilloqui continue de nier le rôle qui lui est attribué dans ces massacres.

À partir de marsles victimes des massacres des républicains vont davantage concerner le camp républicain lui-même [ 31 ]. Elle mène également à la chute de Barcelone dont les éléments révolutionnaires sont réprimés militairement. Enfin, le Parti ouvrier d'unification marxiste Poumseul parti pro-révolutionnaire, est dissout par la force [ 32 ]. C'est dans ce contexte que Léon Blum propose le pacte de non intervention, signé par la quasi-totalité des pays européens. Un comité est créé à Londres pour en définir les modalités.

La France et le Royaume-Uni envoi d'arme illégalisé le 31 juillet [ 33 ] envoient cependant des armes aux républicains mais secrètement. L'aide italienne au camp nationaliste, limitée au début du conflit, devient massive dès la fin de l'année Elle se matérialise par des livraisons importantes de matériel près de avions et chars mais surtout par l'envoi de nombreux soldats.

Contrairement aux troupes allemandes, les Italiens sont bien intégrés dans les combats après leur défaite à la bataille de Guadalajara.

Mussolini semble envoyer ses troupes davantage dans le but de renforcer son rayonnement que par affinité idéologique avec Franco. Même si le fascisme partageait son inspiration socialiste avec le nationalisme espagnol, Franco était un fervent catholique [réf. Pour Mussolini, la guerre en Espagne est l'occasion d'effectuer une propagande d'ampleur internationale. Mussolini a aussi des intérêts économiques des armes italiennes sont vendues aux nationalistes et stratégiques utopie d'une mainmise sur la Méditerranée, qui passerait notamment par l'annexion des îles Baléares espagnoles [réf.

Mussolini espérait également placer un régent italien [réf. En marsles Italiens bombardent Barcelonefief des républicains espagnols. Le pape Pie XI admoneste Mussolini. Serrano Suner, beau-frère de Franco, alors admirateur de Goeringdemande de l'aide à l' Allemagne nazie pour que l'Italie n'ait pas la mainmise sur l'Espagne.

Les rares forces de combat sont limitées à quelques compagnies de chars et aux avions de la légion Condor. Hitler se sert de cette guerre pour essayer le nouveau matériel et y gagne aussi sur le plan économique. Il a négocié en échange de son aide le contrôle des sociétés minières espagnoles. Le bombardement de civils à Guernica au Pays basque, le 26 avrilpar des pilotes envoyés par l'Allemagne et ayant décollé de Brêmepréfigure les stratégies de la guerre totale appliquées plus tard, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Après cet événement, condamné par une bonne partie de la communauté internationale, l'aide allemande se réduit. Toutefois, l'aide du Portugal s'arrêtera là. Le général Sanjurjo qui était en exil au Portugal ne fut pas autorisé à partir d'un aéroport officiel.

Désormais la force des chefs militaires a un contrepoids. Le ministre de la Guerre déplace les généraux soupçonnés de conspiration : Emilio Mola est muté à Pampelune, Franco aux îles Canaries et Goded, aux îles Baléares. Finalement, la conspiration réussit à rallier non seulement des militaires mécontents et ennemis du régime, mais aussi une paire de généraux républicains : Gonzalo Queipo de Llano et Miguel Cabanellas, se rallient aux opposants au nouveau régime.

En revanche, Mola ne parvient pas à convaincre Franco ; toutefois, tous les conjurés espèrent le persuader de les rejoindre. Il avise Mola par télégramme de sa participation prépare son départ clandestin pour le Maroc. Le gouvernement républicain tente une conciliation avec les militaires.

Ni du côté nationaliste avec Mola, ni du côté républicain avec le socialiste Francisco Largo Caballero, on ne veut de compromis.

Quand le gouvernement décide de donner des armes à la population, celle-ci est, de fait, déjà armée. À Madrid, des armes sont finalement distribuées, là aussi, aux ouvriers, mais dépourvues de culasses. Madrid, Valence et Barcelone, malgré le soulèvement de la garnison locale, restent aux mains des républicains, grâce notamment aux milices ouvrières très vite mobilisées.

Les forces en présence sont équilibrées au commencement du conflit. Les avions italiens se révèlent décisifs lors des premiers jours du conflit, en permettant aux troupes franquistes de franchir le détroit de Gibraltar. Des firmes étrangères telles que Ford et Texaco fourniront également, à crédit, camions et carburant en quantités importantes.

Moscou enverra aussi des conseillers militaires, essentiellement utilisés pour faire fonctionner les avions et les chars, ainsi que des commissaires politiques du Komintern, essentiellement pour assurer la répression au sein des forces communistes dissidentes, tels que les trotskistes et les militants du POUM.

Les États-Unis ont donc joué un rôle indirect mais décisif dans le déroulement du conflit. Un comité est créé à Londres pour en définir les modalités. Cependant, ce pacte est une énorme hypocrisie. Jean Moulin prend une part active à cette assistance. Le Gouvernement soviétique ne se sent pas, au départ, concerné au premier chef par la Révolution espagnole. Incontestablement préoccupé par la menace allemande homeopathie maigrir rapidement proximité des frontières russes, Staline cherche plutôt à conclure des alliances militaires avec la France et le Royaume-Uni, cette préoccupation primant sur un soutien à une révolution prolétarienne internationale qui risquerait de lui aliéner ces pays.

Blindés, camions, avions, artillerie sont acheminés à partir des ports russes de la Mer Noire et deviennent un élément irremplaçable pour les chefs militaires espagnols. Aux côtés des républicains, des volontaires venus du monde entier, souvent des communistes, des marxistes, des socialistes ou des anarchistes, mais aussi des antifascistes plus modérés, se sont engagés dans des groupes qui ont pris le nom de Brigades internationales.

Les effectifs estimés seraient de La guerre comporte sur ces différents fronts une succession de phases de mouvement et de longues phases de guerre de position avec utilisation de tranchées. Leurs offensives sont presque toujours de faible ampleur, mal conçues, rapidement stoppées voire contrées, et se traduisent souvent par des pertes humaines et matérielles importantes.

Cette situation contribue à affaiblir progressivement le camp républicain. Au total, 62 troupes du Maroc servirent dans les forces nationalistes dont 37 sont engagées au printemps Les troupes marocaines progressent vers le nord, en attaquant durement les villes et villages rencontrés. Simultanément, dans le nord du pays, des combats opposent les républicains aux requêtes carlistes, en particulier au Pays basque et à proximité de la frontière française.

Dans les zones contrôlées par la République, des mouvements de contre-offensive se lancent. Par ailleurs, les républicains ont reconquis Minorque mais échoué à prendre le contrôle du reste des Baléares. Autour de la capitale, plusieurs opérations ont lieu en février et marsen particulier la bataille du Jarama et la bataille de Guadalajara. En août, les combats se portent dans la région de Santander, qui tombe le 26 août. Cette petite zone résiste longtemps mais doit capituler le 17 octobrelaissant ainsi les forces nationalistes entièrement maîtresses de la côte atlantique.

Dès lors, le sort du conflit est scellé : la Catalogne est conquise sans grande résistance en février Le processus de collectivisation, prôné par les anarchistes et freiné par les communistes qui subordonnaient tout à la conduite de anti ride nivea pure natural nemlendirici guerre, atteignit son maximum, à la campagne en Aragon, dans les usines en Catalogne.

Le 4 septembreGiral cède la présidence du gouvernement à Largo Caballerochef de la gauche socialiste, qui forme un gouvernement plus conforme à la composition des forces antifascistes, avec la participation de ministres républicaines, socialistes, communistes et, finalement en novembre, anarchistes. On commence à organiser une armée que es régimen nominal partir des milices populaires, mais sous le contrôle de commissaires politiques.

Tout de même la coalition manquait de solidité ; le désaccord était patent entre communistes et anarchistes. Elle comprenait les monarchistes alphonsistes et les amis de Gil Robles, mais les éléments les plus actifs étaient les carlistes et les phalangistes, ceux-ci privés de leur chef, José Antonio Primo de Rivera, emprisonné puis exécuté à Alicante. Ils sont divisés sur la nature du régime politique à instaurer après la victoire. Franco tirera profit de ces divisions pour établir son pouvoir personnel.

Cette cohésion fut un des facteurs essentiels du succès. Le 30 janvierFranco forme son premier gouvernement. Mais la guerre a également été marquée par des tueries en dehors des combats à proprement parler.

Il y a eu des exécutions, parfois sommaires, parfois organisées et même précédées de jugements hâtifs. Les militaires fidèles au gouvernement sont les premières victimes partout où les rebelles prennent le pouvoir hors de tout combat.

Au fur et à mesure de la progression des troupes rebelles et de la prise des villes et villages au tout début de la guerre, les militants et sympathisants de la République sont systématiquement arrêtés, emprisonnés ou fusillés.

Ce seront ainsi des dizaines de milliers de victimes qui seront exécutées sommairement. Ce massacre a été révélé pour la première fois par deux journalistes français et un journaliste portugais. Les exécutions se poursuivront au cours des années suivantes, manifestant la soif de vengeance des vainqueurs caractérisant le régime dictatorial pendant de longues années et la misère et la terreur pour les vaincus.