1780 ancien regime

Au sommet règne la haute bourgeoisie de finance, c'est-à-dire l'ensemble des receveurs de rentes chargés de gérer et de faire fructifier les biens des grands propriétaires fonciers, nobles ou ecclésiastiques, des traitants et collecteurs chargés de la collecte des impôts royaux, fermiers générauxfournisseurs aux armées et banquiers. C'est cette haute bourgeoisie, représentée par Samuel Bernardles Crozat ou les frères Pârisqui s'impose d'abord comme rouage économique ou financier indispensable, avant de se faire accepter par les Grands et de se mêler socialement à eux.

Sentouen raison de la réaction aristocratique.

L'Ancien Régime, loin d'être une société immobile, connaît tout au long de son existence une agitation permanente. Il est ainsi la proie de révoltes populaires endémiques, rurales et urbaines. Ces accès de colère et de désespoir, sans finalité politique ou sociale propre, sont parfois encadrés d'éléments nobiliaires ainsi en Guyenne en ou bourgeois.

L'enchevêtrement et la superposition de cadres administratifs qui ne coïncident pas rend la gestion du royaume peu efficace. Source de toute justice, le roi délègue son exercice aux tribunaux. Les prévôtéschargées de délits mineurs, sont à la base de cette pyramide judiciaire. Au sommet, ultime juridiction d'appel avant le Conseil du roitreize parlements composés d'officiers rendent la justice et élaborent des règlements administratifs.

Les parlements, notamment celui de Paris, ont acquis un droit de remontrances consistant à vérifier la conformité des édits et ordonnances royales avec les lois fondamentales. La perception des impôts donne naissance à des circonscriptions différentes. Leurs limites et leur nombre ont beaucoup varié sous l'Ancien Régime. L'Ancien Régime, s'il s'est identifié avec l' absolutismeprocède, quant à ses assises politiques, d'une structure plus complexe. Le roi doit respecter certains principes irrévocables, comme la loi salique la couronne ne peut se transmettre que par les héritiers mâles et l'inaliénabilité de la couronne et du domaine royal il ne peut disposer de ceux-ci comme d'un bien patrimonial ou familial.

En ce sens, la monarchie absolue est tempérée par la loi coutumière. Le roi siège plus rarement au Conseil des parties, qui exerce la justice retenue du monarque et constitue le laboratoire des lois et des règlements édits et ordonnances. Le chancelier, chef de la justice nommé à vie, deuxième personnage du royaume, le remplace alors. Dans la réalité, l'absolutisme n'a jamais constitué un système achevé et stable, et la crise institutionnelle de l'Ancien Régime est congénitale.

La monarchie hésite entre les diverses formules de délégation de pouvoir. Le régime n'est, en fait, qu'une juxtaposition d'institutions, de privilèges antagonistes et de compétences contradictoires, et cet héritage séculaire forme écran entre la loi du souverain et la masse des sujets. Or, la conception traditionnelle restreint le rôle de l'État au maintien des privilèges et particularismes de chaque corps, à la défense des franchises et des coutumes.

Toute réforme, toute intervention de la puissance royale visant à modifier le cours des choses, n'apparaît alors que comme une manifestation du despotisme. Au contraire, d'autres régions comme l'Alsace dotée d'un fort particularisme culturel, maintiennent une fécondité élevée.

1780 ancien regime

Dans les villes, la tendance est à la réduction du nombre de personnes par foyer : trois en moyenne à la fin du siècle. La mortalité infantile ne diminue pas vraiment au XVIII e siècle, puisqu'un enfant sur trois n'atteint pas l'âge d'un an. Les études effectuées au XX e siècle ont établi que l' espérance de vie à la naissance était de l'ordre de 25 ans vers Cette mesure, qui indique l'âge moyen au décès, a été mal interprétée car ce n'est pas à 25 ans que la majorité des Français mouraient.

Après la première année de vie, la mortalité diminuait assez vite mais à l'âge de 10 ans, la moitié des enfants avaient disparu. Ceux qui survivaient jusqu'à 20 ans avaient encore devant eux une espérance de vie d'environ 35 ans : ils mouraient donc en moyenne autour de 55 ans.

Un adulte sur deux approchait la soixantaine. Même s'ils étaient peu nombreux, il y avait des vieillards dont le rôle social était important. Les démographes ont eu tendance à confondre l'âge médian de la population avec son espérance de vie!

Ainsi 14 millions de Français sur 28 ont moins de 25 ans en Merci pour votre inscription. Heureux de vous compter parmi nos lecteurs! Vous avez aimé cet article? N'hésitez pas à le partager avec vos ami e s et aidez-nous à faire connaître Futura :! La Rédaction vous remercie. Démographie française : une population plus âgée et plus nombreuse en Aussi la Révolution offre-t-elle la possibilité de recomposer le pouvoir municipal et de faire voler en éclats le vieux système soumis à la tutelle monarchique.

Ce comité permanent, qui doit siéger aux côtés des membres de la municipalité, agit comme un véritable groupe de pression, incarnant les idéaux politiques du parti patriote. Le nombre de personnes le composant est fixé à 31, dont 5 sont choisies parmi les messieurs du commerce.

Éducation ancien régime

Charles Drouin de Parçay est de ceux-là. Ce dernier, avant même de faire partie de la municipalité révolutionnaire, est déjà très actif au sein du parti patriote. Sa jeunesse, au regard de Louis Drouin ou encore de Guillaume Bouteiller — il est né en —, a pour corollaire sa vitalité lors des épisodes révolutionnaires.

En effet, les deux grands du négoce nantais sont plus que sexagénaires au moment des troubles, ce qui explique leur relatif retrait des institutions mises en place, comme celle de la garde nationale par exemple. Bouteiller est reconnu pour être le plus riche négociant de toute la province. Les négociants nantais étudiés, principalement Charles Drouin, apparaissent comme membres de la première municipalité constitutionnelle de Nantes.

Parmi les notables élus qui composent le conseil général de la commune, figurent Guillaume Bouteiller et Pierre-Joseph Lincoln En décembrecomptent toujours parmi les notables Lincoln et Bouteiller ainsi que Charles Drouin, également officier municipal. La municipalité est dissoute en octobre suite à une rupture avec la Convention. Les négociants acceptent le passage de la monarchie à la République en septembre Néanmoins, le pragmatisme est un moteur indéniable de leur investissement patriotique.

Les négociants font donc partie du contingent des électeurs et des éligibles, et cette tournure bourgeoise prise par la Révolution leur convient tout à fait. Les plus grands négociants demeurent des entrepreneurs pour lesquels les conséquences des événements sur le commerce restent leur plus importante préoccupation.

Leur implication au sein des municipalités est restée somme toute mesurée et sélective. François Bluche et Pierre Duryeop. Gilles André De la RoqueTraité de la noblesse, p. Cité par Ibid. Alors que la plupart des villes du royaume connaissent cette révolution urbaine suite au renvoi de Necker mais surtout à la prise de la Bastille, Nantes figure parmi les premières villes à amorcer le changement. Effectivement, cette révolution municipale présente des caractères variés, elle est totale comme à Strasbourg, incomplète comme en Normandie ou inexistante comme à Toulouse, Georges LefebvreLa Révolution françaiseParis, PUF,p.

Il faut attendre la mise en place des institutions municipales par la Constituante finpour que cette révolution municipale soit terminée et que les villes rentrent dans le droit commun. Les gardes nationales, créées au moment de la révolution municipale, sont cependant maintenues.

Cette mesure révolutionnaire met fin à leur ostracisme.