Éducation ancien régime

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Cet article est à compléter. Il concerne la société. Tant au Moyen Âge que pendant la Renaissance, l'enseignement se fait entièrement en latin. À partir defondation du Collège Royal, futur Collège de France quelques professeurs le grammairien Ramuz, le mathématicien Forcadel donnèrent néanmoins leur enseignement en français.

Éducation ancien régime

Cette obligation s'applique aux enfants jusqu'à l'âge de quatorze ans. Le pouvoir royal encourage ces écoles, mais sans s'impliquer, ni pour l'organisation, ni pour le financement. Les petites écoles sont donc sous la dépendance des évêques et des communautés locales. Le financement vient uniquement des familles, ce qui ne favorise pas un enseignement suivi. Ces petites écoles, surtout présentes dans les villes et dans certaines régions, sont généralement réservées aux garçons.

Dans les campagnes, dans les écoles destinées à l'alphabétisation des enfants pauvres, l'apprentissage de la lecture se fait à partir de livres de prières en latin et en langues régionales et en dialectes locaux. Dans les grandes villes sont créés des collèges tenus par des ordres religieux.

Ils s'émancipent avec plus ou moins de difficultés des universités. L'enseignement s'y fait exclusivement en latin, tandis que les Oratoriens acceptent un peu de français. Tous ces collèges forment une part importante des enfants de la bourgeoisiemême s'ils ne rejoignent pas l'université. Ces dernières se maintiennent, la détention de diplômes étant indispensable pour l'exercice de certaines fonctions, notamment des offices judiciaires ou de la prêtrise.

La suppression de la Compagnie de Jésus en amorce la volonté révolutionnaire de retirer à l'enseignement sa dimension religieuse. Après la fermeture des institutions des jésuites on commence aussi à enseigner le français, sa grammaire et son orthographe, dans tous les collèges.

Ancien regime define

C'est aussi avant la Révolution que sont créés les premiers établissements de formation supérieure spécialisée, notamment pour le génie, et qui préfigurent les grandes écoles. L'éducation devient un enjeu important dès les débuts de la Révolution françaisebien qu'il faille attendre quelque temps avant qu'elle ne soit réformée.

En l'an II la Convention vote le 5 nivôse an II un texte fondateur, qui rend l'enseignement laïque et gratuit. Louis Joseph Charlier fait ajouter un amendement rendant l'enseignement obligatoire en France. La situation change avec les restrictions opposées à l'enseignement religieux. Les pouvoirs publics envisagent l'organisation d'un enseignement d'État.

Le magister de village et le clerc paroissial qui faisaient office de maître d'école sont remplacés par les instituteurs dont le corps est formé par la loi du 12 décembre qui a pour objectif d'ouvrir l'enseignement primaire à tous, comme en atteste la création du ministère de l' Instruction publique [ 6 ].

La réforme aboutit à la loi Daunou du 3 brumaire an IV 25 octobre qui organise un enseignement primaire, mais supprime l'obligation d'éducation.

Histoire de l'éducation en France

Elle crée aussi d'éphémères écoles centrales pour le secondaire, lesquelles ont pour principal objectif de donner une place plus grande aux sciences, rompant ainsi avec l'éducation des humanités transmise sous l'Ancien Régime.

La Révolution [ 7 ] développe aussi le système des grandes écolescomme l' École polytechniquefondée en C'est à la même période que Condorcet lance le mouvement de l' éducation permanente qui doit permettre à tout citoyen de se former tout au long de sa vie. Le Conservatoire national des arts et métiers est créé à cette époque. À son arrivée au pouvoir, Napoléon Bonaparte constate la désorganisation de l'enseignement primaire et rétablit alors les écoles religieuses. Les lasalliensprincipaux acteurs de l'enseignement primaire catholique, reprennent progressivement leurs fonctions.

Mais les ouvertures d'écoles sont si lentes faute de maîtres formés en nombre suffisant qu'elles laissent temporairement la place au fort développement de l' école mutuelle [ 8 ]. Sous le Consulatensont fondés les premiers lycéesà côté desquels subsistent des collèges considérés comme secondaires. L'année suivante, un règlement remplace ce mot par celui de philosophie, et un arrêté de étendit à tous les lycées cette disposition [ 9 ].

Outre les dispositions institutionnelles, ces textes organisent le monopole de l'enseignement d'État. Selon le décret, les différents ordres d'enseignement sont les facultés, les lycées, les collèges, les institutions, les pensionnats et les écoles primaires. Les écoles de médecine et de droit reprennent le nom de facultés, pendant que sont créées des facultés des lettres et des sciences.