Tir carnet kas tai

Il paraît que la fête a duré, mais nous étions bien trop fatigués pour en témoigner. Nous franchissons de nouveau le pont le lendemain, tout heureux d'avoir pu découvrir l'île de Krk et quelques-uns de ses habitants très accueillants. Sous un ciel plus nuageux qu'à l'habitude, nous longeons la côte en direction du sud, avec pour objectif de rejoindre Zadar pour la fin de semaine. Ce trajet nous offre de beaux paysages, avec la présence remarquable de cerisiers en fleurs.

La basse saison nous permet d'autre part de bénéficier d'un flux de voitures largement supportable. Car sur ce tronçon, pas de piste cyclable. Nous passons par Senj et décidons de nous y arrêter, sur les conseils de Borna et pour ne pas subir l'averse annoncée en fin d'après-midi.

On s'y amuse comme des p'tits fous en redescendant le chemin qui mène au château surplombant la ville. Au moment d'arrêter notre itinéraire croate, nous avions hésité entre longer la côte ou tenter l'aventure dans les terres. En décidant finalement d'emprunter la route du bord de mer, nous pensons avoir fait le bon choix Bien asphaltée et toujours aussi calme côté circulation à confirmer juillet-août Entre mer et montagnes, les kilomètres passent facilement.

Avec toujours nos cerisiers qui nous accompagnent sur le bord de la route! La vue sur les îles nous donnent envie d'en découvrir une nouvelle. Nous bifurquons donc sur notre droite pour rejoindre Prizna, d'où part un ferry qui permet de rejoindre l'île de Pag en une quinzaine de minutes. C'est le désert cette île! Nous pédalons dans un paysage lunaire, fait de pierres blanches et de Nous pourrions croire à une blague ou à un mirage en découvrant ce panneau nous indiquant un supermarchétant l'île semble désertée de toute présence humaine.

Le centre de l'île est déjà plus vert, et permet d'admirer les montagnes du Velebit au loin. L'île ne manque pas de pierres et les parcelles de terre sont toutes délimitées par des murets formant au loin appareil fusion cellulite lignes qui nous avaient interpellés depuis le continent.

La présence de nombreux moutons nous laisse deviner une activité d'élevage importante, notamment pour confectionner du fromage de brebis vendu sur l'île.

Nous poursuivons notre traversée de l'île. Nous réalisons notre chance d'être là, à pédaler sur une route magnifique, en découvrant cette île dont le nom nous était complètement inconnu il y a encore quelques heures. La route nous mène à Pag où nous nous arrêtons boire un verre. Nous en profitons également pour faire le plein d'eau en vue du bivouac à venir faut bien se laver et faire bouillir la marmite!

La recherche d'un coin tranquille pour bivouaquer nous fait longer des marais salants. On produirait donc également du sel sur Pag. Nous trouvons à nous faufiler entre les bambous qui bordent la route pour y installer notre nid à l'abri des regards. Une bien belle journée s'achève La matinée suivante, nous achevons notre court passage sur l'île de Pag, qui n'aura duré que 24 heures mais dont nous ne regrettons pas le détour. Nous nous délectons des derniers kilomètres sur ce petit bout de terre qui nous aura surpris par son aspect sauvage et bien préservé.

L'ambiance ne doit sûrement pas être la même l'été venu, surtout sur cette île où il paraît que la vie nocturne bat son plein. Mais dans l'ensemble, nous imaginions les îles croates beaucoup plus urbanisées du fait de leur attrait touristique. Une belle page de notre voyage, sans aucun doute!

Nous laissons définitivement les montagnes du Velebit dernière nous et gagnons Zadar dans la journée, en empruntant une partie de "l'eurovélo 8", itinéraire cyclotouristique européen longeant la méditerranée. Nous devrions d'ailleurs revoir ce type de panneau dans les prochains jours. L'arrivée à Zadar en début d'après-midi nous paraît propice à une bonne sieste. Coco a visiblement voulu immortaliser cet instant, à l'insu de Titi.

Nous nous balladons ensuite dans la ville, le long des ruines romaines aux abords de l'église Saint-Donat. Nous assistons surtout au dernier jour du carnaval de Zadar! Voici en images quelques belles parades costumées. Nous avons un petit coup de coeur pour le bus de supporters croates, remémorant la fièvre qui a envahi le pays lors de la coupe du monde de football victoire française oblige Même Emmanuel Macron a fait le déplacement.

Seul détail qui nous chiffonne un peu, la coupe du monde est dans les mains de la Présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic. Ils n'ont pas dû bien comprendre l'issue du mondial. Nous n'assistons pas à l'élection de la meilleure troupe et ne pouvons donc vous en donner le résultat.

Coco est trop occupée à bosser la suite de l'itinéraire et à dessiner sur son carnet de voyage. Titi se contente de ne rien faire. C'est ça la répartition des tâches dans une équipe de choc. La journée se termine en beauté, entre coucher de soleil et fête de clôture du carnaval.

Nous attribuons sans hésiter le titre de la pause pique-nique de l'étape croate à la journée suivante. Entre Zadar et Vodice, il fait bon faire une pause. Inutile d'en rajouter, la photo parle d'elle même Pour la petite anecdote, nous passons ce même jour juste à côté d'une île en forme de coeur, dont la photo sur le panneau nous rappelle celle de la couverture du livre "la Terre vue du ciel" de Yann Arthus-Bertrand.

Titi prend donc ce beau cliché, tout content de lui, pour se rendre finalement compte le soir venu que ce n'est pas du tout le même site naturel. Le célèbre cliché du photographe représente le coeur de Voh en Nouvelle-Calédonie Vexé, Titi jure que nous irons voir le vrai "coeur de Voh".

Pour cela, il reste encore quelques tours de pédales à effectuer et une petite pichenette par la voie des airs pour se rendre à l'autre bout du monde Mais qui sait, la meilleure amie de Coco réside en Nouvelle-Calédonie.

Cela fait donc deux excellentes raisons de s'y rendre! Nous finissons notre journée dans le très cosy appartement de Damir. Pas de doute, nous sommes bien en Croatie! La Croatie comptent huit parcs nationaux, dont peut-être le plus célèbre "Plitvice" et ses lacs sublimes. Si ce dernier était un peu trop éloigné de notre plan de route, nous décidons de faire un crochet au parc "Krka" qui, nous dit on, vaut le détour. Nous quittons donc la côte aux abords de Sibenik pour rejoindre Lozovac, et admirons les belles cascades du Parc.

Nous découvrons aussi les vestiges des activités d'autrefois à Krka, comme le lieu où était lavé le linge ou le moulage du blé. Une centrale hydraulique à même été construite, avec un début de fonctionnement daté en La ville de Sibenik a donc pu jouir de l'énergie électrique bien avant beaucoup d'autres villes en Europe.

Une fois n'est pas coutume, nous privilégions le lendemain un itinéraire à l'intérieur des terres. Une route secondaire nous semble en effet appropriée pour relier le parc national de Krka à Split. C'est donc au calme, et au travers de paysages arides et vallonnés que nous passons notre journée. Nous nous approchons progressivement du massif montagneux du Mosor, signe que notre destination n'est pas loin.

Nous gagnons ainsi la deuxieme ville croate la plus peuplée en début d'après-midi. Ce qui nous laisse le temps de nous ballader dans le palais de Dioclétien et d'admirer la cathédrale Saint-Domnius, entre autres découvertes touristiques et plaisirs gustatifs! Les massifs du Mosor puis du Biokovo sont nos compagnons de route de la journée du lendemain.

Les villages traversés et la végétation plus luxuriante que la veille rendent les paysages magnifiques. Les plages inoccupées en cette saison nous donneraient presque envie de nous baigner dans cet mer d'un bleu très attirant Nous avons d'ailleurs parfois l'impression que la route nous y plonge directement!

Comme c'est le cas souvent depuis notre arrivée en Croatie, nous apercevons des peintures sur le bord de la route. Une partie d'entre elles évoque la guerre d'indépendance croate, et met notamment en avant son armée et quelques uns de ses héros. Le conflit reste encore récent début des années 90 et revient régulièrement dans les propos des locaux avec qui nous conversons. Nous quittons ce pays dans quelques jours et peut-être avons nous le regret de ne pas avoir osé creuser un peu plus le sujet avec eux.

Bien que conséquente, cette étape de kilomètres ne nous aurait pas posé trop de problème sans un petit détail Le vent! En effet, nous devons lutter contre un vent à décorner Gonzales et Ciraptor, en provenance du sud-est c'est-à-dire notre direction. La propension de ce drapeau à vouloir s'extirper de son mât vous permet de vous faire une idée de la problématique Mais en profitant de quelques très beaux points de vue! Et rassurez-vous, Gonzales et Ciraptor ont droit à double ration le soir venu pour récompenser leurs efforts.

D'autant plus qu'une nouvelle grosse journée, toujours venteuse, les attend. Pourquoi ces deux journées marathon nous diriez vous? Et bien pour arriver à Dubrovnik avant la journée pluvieuse qui s'annonce demain, et pour profiter de 24 heures de repos dans cette ville dont on nous a dit le plus grand bien. Nous commencons par traverser le canal de Neretva. Des parcelles de terre s'étendent à perte de vue et témoignent d'une activité agricole importante.

Il faut prendre de la hauteur sur le flanc des collines dominant cette vallée pour mieux s'en rendre compte. Quelques kilomètres plus loin, nous montrons deux fois nos passeports. Une fois pour entrer en Bosnie-Herzégovine, une fois pour entrer à nouveau en Croatie! Et oui, la Croatie est coupée en deux du fait de l'interruption de sa côte au profit du pays voisin, et ce sur une vingtaine de kilomètres.

Cette région bosniaque enclavée est appelée "corridor de Neum". Pour la petite histoire, nous nous étions étonnés d'avoir dû montrer nos passeports en passant une barrière douanière entre la Slovénie et la Croatie. Nous avons depuis appris que la Croatie est certes un pays membre de l'Union Européenne, mais qu'elle ne fait pas partie de l'espace Schengen du moins pas encore.

Précisons également que les croates n'utilisent pas l'euro comme monnaie mais le Kuna croate. Le Monténégro, que nous découvrirons demain, n'est pas membre de l'UE mais l'utilise. Si si c'est possible! C'est également le cas du Kosovo, état indépendant reconnu par beaucoup de pays dont la France mais pas tous et notamment pas par l'ONU.

Bref, tout ça pour vous dire que c'est compliqué Parenthèse géopolitique fermée, nous longeons toujours notre côte croate. Nous nous demandons combien d'îles avons nous aperçu ces derniers jours, tant elles semblent encore nombreuses aujourd'hui à l'horizon. La Croatie en compterait près de Nous visitons donc le lendemain Dubrovnik, ville au combien séduisante par ses remparts renfermant de nombreuses églises, palais, et ruelles dans soin carie entre deux dents il fait bon se perdre.

Malgré le temps effectivement maussade voir pluvieux par moments, nous profitons pleinement de cette cité qui nous surprend par son histoire et sa beauté à chaque coin de rue. Nous avons même un peu honte de n'avoir pas entendu plus parler de ce lieu que nous conseillons à tous les voyageurs.

Bien que touchée par les bombardements en par les forces serbes et monténégrinesDubrovnik à fait l'objet de tous les efforts de la Croatie mais aussi d'autres pays de la communauté internationale pour who carries ryobi tools reconstruire. Les amateurs de "Game of Thrones" savent sûrement que les remparts, les rues pavés et la vue sur la mer ont servi de décor à cette série médiévale-fantastique, pour représenter notamment "Port-Real", la capitale fictive des sept Royaumes.

Enfin, Dubrovnik nous aura permis de déguster les spécialités locales à base de produits de la mer, de se reposer et de faire une bonne lessive! Nous avons particulièrement apprécié notre traversée de la Croatie qui nous était jusqu'alors parfaitement inconnue.

Nombreux sont les croates qui nous ont interpellés pour savoir d'où nous venions, et nous poser des tas de questions sur notre voyage. Sans compter les automobilistes qui nous ont encouragés par leurs klaxons.

Nous garderons en souvenirs l'accueil chaleureux de leurs habitants et les magnifiques paysages de montagne et de mer et d'îles! Dommage que nous n'ayons pas eu le temps de faire plus ample connaissance. Dobro jutro! Nous voilà au Monténégro en ce 10 mars ! Nous avons hâte de découvrir ce pays. D'une part parce que nous n'en connaissons pas grand chose Nous ouvrons donc grand nos yeux et nos oreilles dès notre entrée sur le territoire, pour ne pas en perdre une miette.

Nous les approchons depuis Dubrovnik via une vallée qui nous laisse déjà entrevoir de belles montagnes. Nous arrivons ensuite dans les "Boka Kotorska" tant attendues, qui forment 4 golfes surplombés de hautes montagnes à pic. Le soleil de fin d'après-midi arrive à s'immiscer entre les sommets. Ses rayons nous apportent donc suffisamment de lumière pour admirer le spectacle.

Notre journée se termine à Kotor, ville fortifiée située à l'extrémité est de la baie. L'appel des remparts est trop fort et nous décidons le lendemain à l'aube de nous y attaquer. Précisons que pour nous l'aube c'est 7h Pierre-Paul et Victor, deux cyclotouristes français rencontrés la veille, nous ont conseillés ce plan "remparts".

Une porte entrouverte nous accueille effectivement aux pieds des escaliers de pierres. Personne en vue Nous passons. Un homme déboule de nul part et nous montre du doigt le panneau, énervé. Nous lui demandons pardon et nous apprêtons à faire demi-tour, gênés d'avoir ignoré "volontairement" l'écriteau. L'homme perçoit notre déception et nous fait signe de passer, d'un geste sec, l'air désabusé.

Nous attendons d'être sûrs de bien comprendre. Il réitère son geste, nous sommant de nous engager rapidement. Nous obéissons, sidérés et un brin amusés par ce changement brutal de comportement. Naturellement, nous le remercions vivement au passage, d'un "Hvala" que nous maîtrisons désormais à la perfection même mot utilisé qu'en Croatie. Pourquoi vous conter cette histoire somme toute assez banale? Et bien parce que la suite est savoureuse. En redescendant une petite heure plus tard, nous recroisons l'homme qui, avec un grand sourire, nous demande si nous avons apprécié la visite.

D'un geste élégant, il offre un bouquet de fleurs fraîchement cueillies à Coralie et nous laisse pour vaquer à ses occupations de "garde-remparts". La conclusion de cette histoire est triple. La première, c'est que le monténégrin est généreux et galant. La deuxième, c'est que Coco surpasse sa mission de séduction des garde-frontières voir notre étape 1 pour l'étendre avec succès aux "garde-remparts".

La troisième, c'est que le bouquet de fleurs est resté à Kotor, mais qu'il égaie désormais la table sur laquelle nous avons petit-déjeuné. Les rues de Kotor valent également le coup d'être empruntées, et nous le faisons avec plaisir.

Compte tenu des prévisions météo et de la couleur du ciel, nous nous attendons à une suite mouillée. C'est en effet sous un épais couvercle nuageux que nous pédalons toute la journée. Cette chape nous épargne toutefois les averses promises, déversant simplement quelques gouttes à notre départ de Kotor et juste après notre arrivée à Ulcinj. Nous nous estimons donc chanceux, mais ce temps ne nous permet toutefois pas d'apprécier les paysages à leur juste valeur.

En effet, nous ne pouvons qu'imaginer les montagnes environnantes, probablement sublimes, et nous nous consolons donc en portant nos regards sur le bord de mer. Avant d'atteindre Ulcinj, nous passons par la ville de Bar, qui honnêtement ne nous éblouit pas plus que ça disons le clairement, les villes traversées sont moins attrayantes que les massifs montagneux les entourant. Sa cathédrale "Saint-Jovan-Vladimir", bien repérable de loin, attire tout de même notre attention.

Démocratie régime égalitaire

Nous apprenons quelques kilomètres plus tard, au détour d'un rond-point, que le Monténégro organisera la 18ème édition des Jeux des petits États européens JPEE. A la veille de quitter le Monténégro, nous regrettons que les deux personnes qui avaient accepté de nous héberger à Kotor puis Ulcinj ne nous aient finalement plus donné de nouvelle le soir venu. Il aurait été intéressant d'échanger avec eux. À défaut, nous avons donc traversé ce pays en vase clos "Titi Coco", sans véritable discussion avec les habitants.

Depuis notre départ, nous avons passé la moitié de nos nuits chez l'habitant, en activant "warmshower" spécifique aux cyclistes et couchsurfing plus large.

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Outre les économies non négligeables que cela permet, recourir à ses réseaux sociaux nous fait surtout découvrir les pays un peu plus de l'intérieur. C'est donc un petit rendez-vous manqué avec les monténégrins.

Avant de quitter Ulcinj le lendemain, nous prenons le temps de visiter sa vieille ville et admirons la vue qui nous est offerte au petit matin, depuis notre chambre il y a pire Adieu la mer Adriatique!

Notre passage au Monténégro fût court, mais associé à une très belle découverte de Kotor et de ses bouches. Nous avons également retrouvé chez nos amis monténégrins les klaxons et autres exclamations d'encouragement, les regards bienveillants et curieux, les clins d'oeil complices et amicaux, et leur reconnaissance amusée de nous entendre essayer de parler leur langue.

Nous reviendrons sans doute, peut-être avec des chaussures de randonnée, car c'est à notre sens un bon moyen de découvrir les joyaux de la "Montagne Noire" des balkans. Nous fêtons nos kilomètres juste avant la frontière albane, et des montagnes enneigées nous attendent au loin Pour l'instant, ça roule cool!!! On va sans doute se recroiser dans les prochains jours, bonne route à eux! Le 12 marsnous entrons en Albanie!

Littéralement, "pays des aigles", d'où le drapeau ci-dessous. Nous nous étonnons d'ailleurs de voir le drapeau européen flotter à côté de ce dernier, et ce plusieurs fois sur notre trajet.

La candidature albanaise pour intégrer l'UE y est sûrement pour quelque chose. Une fois n'est pas coutume, notre première journée s'avère assez peu enthousiasmante.

Notre impression née au Monténégro se confirme ici dans les villages ruraux traversés. Détritus, chiens errants, habitations sommaires, inachevées voire insalubres, Attention aux préjugés hâtifs, attendons de voir Nous croisons des écoliers qui nous tapent dans la main et nous demandent en bon anglais d'où l'on vient.

Nous ignorons s'ils ont l'habitude de voir des cyclotouristes comme nous, mais ça fait chaud au coeur. Les gens sont curieux, les regards sont bienveillants, et cela est agréable. La route que nous empruntons pour rallier Lezhë ne l'est en revanche pas du tout. Toute droite, très passante et avec un vent de côté très vigoureux, c'est pas l'extase Quelques beaux panoramas montagneux au loin relèvent un peu l'intérêt de cette journée.

Nous passons la soirée au calme, autour d'une bonne pizza et d'une salade grecque et oui on se rapproche Au calme L'ambiance monte d'un cran, les esprits s'échauffent, nous passons une soirée finalement animée et plutôt sympathique! Coco est l'unique femme de l'assemblée, et probablement une des seules à comprendre les commentaires en espagnol. Côté terrain, Ronaldo renverse ce soir-là l'Athletico à lui tout seul.

Nous quittons Lezhë le lendemain sous un beau soleil, en direction de Tiranë la capitale du pays. Coco nous trouve une petite route secondaire dont elle a le secret, et nous découvrons la campagne albanaise en toute tranquillité. Nous traversons des villages. Nous sommes interpellés sans cesse par des "Hello" amicaux.

Nous répondons par des "Mirëdita", et cela amuse les locaux. Nous nous sentons adoptés par les albanais. Et la route est belle Nous gagnons Tiranë dans l'après-midi, après de nombreux efforts demandés à Gonzales et Ciraptor pour nous frayer un chemin dans la circulation quelque peu anarchique Nous posons devant le grand parc de la ville.

Il aura fallu attendre l'Albanie pour nous arrêter dans une capitale européenne. Après avoir déposé nos sacoches chez notre hôte Serdar qui a gentiment quitté son travail temporairement pour nous accueillirnous honorons donc cette ville d'une visite plus approfondie à vélo, avant la tombée de la nuit.

Le hasard a voulu que notre passage ici coïncide avec la "Dita e Verës" fête de l'étécélébrée dans tout le pays chaque 14 mars demain en vue de l'arrivée des beaux jours et du printemps. La ville est donc décorée pour l'occasion. Nous admirons ci et là quelques belles oeuvres d'art, dans les parcs, sur les façades, Tiranë est inspirée! Au moment de la visite, nous ne nous doutons pas que notre hôte insomniaque Serdar nous fera revenir dans ce coeur de ville à la nuit tombée, pour nous faire découvrir les bars cachés aux ambiances feutrées et "jazzy".

Une bien belle soirée à enchaîner les verres de vin rouge et de Rika Le dîner et le petit déjeuner en compagnie de Serdar sont autant raffinés que copieux, et nous quittons Tiranë avec l'énergie nécessaire pour les 10 prochains jours! Nous mettons le cap sur Elbasan, où il paraît que la fête de l'été bat particulièrement son plein.

En effet, c'est dans cette ville que la "Dita e Verës" a vu le jour. Cette minci cook express recette fût ensuite étendue au reste du pays. Nous parcourons en un rien de temps les 42km du jour et arrivons à Elbasan juste avant la pluie la chance nous sourit une fois de plus, pour combien de temps? Nous sommes accueillis dans un petit bâtiment aménagé pour l'accueil de voyageurs "backpackers", et rejoignons ensuite le centre-ville.

La foule est là mais semble se disperser, et la grande estrade est en train d'être démontée Aurions-nous loupé la fête en arrivant à 13h? Visiblement oui On se console comme on peut avec une assiette bien garnie et des "Ballokume" en guise de dessert biscuits typiques de la ville d'Elbasan.

Vous allez dire qu'on ne parle que de nourriture Et la découverte de la gastronomie locale fait partie des curiosités qu'il ne faut pas éluder! Pour compléter ce chapitre, évoquons les bars albanais! Nous sommes séduits par leur ambiance, leur dynamisme, leur décoration toujours soignée et "tendance". Nous passons beaucoup de temps dans les bars depuis notre départ pour écrire, peindre, alimenter ce blog, profiter du Wi-Fi, La jeunesse y est nombreuse, les gens semblent heureux et ces lieux tranchent souvent avec les bâtiments moins reluisant qui les entourent.

La musique est toujours trop forte, mais elle fait partie intégrante de cette ferveur pour les moments de fête et de détente, à toute heure du jour et de la nuit. La journée du lendemain n'était pas prévue dans notre itinéraire initial. C'est en effet lors d'un comité bilatéral "titicoco", dans un bar de Zadar Croatieque nous avons décidé de stopper notre descente vers le sud à Elbasan pour mettre le cap à l'est. La raison?

Aller voir ce qui se cache derriere ce rond bleu sur notre carte routière, appelé "lac d'Ohrid" du nom de la principale ville qui le borde. Cette étendue d'eau est au carrefour de l'Albanie, de la Macédoine et de la Grèce.

Il s'agit du lac le plus profond des Balkans, et l'un des plus vieux du monde avec la Titicaca et le Baïkal. Les albanais que nous avons sondé à son sujet sont unanimes sur l'intérêt d'y faire un tour. Donc cap à l'est! Nous commençons par longer le fleuve "Shkumbin", au creux d'une magnifique vallée et sous un beau soleil.

Sur notre trajet, nous croisons des ruches et une voie ferrée aérienne plutôt impressionnante. Nous croisons également de nombreuses stations de lavage pour les voitures. Les albanais prennent soin de leur auto et l'activité doit être lucrative vu l'abondance de ce type de service au bord des routes, même dans les coins les plus reculés. Enfin, nous nous étonnons de voir que la longueur de tous les ponts même les plus petits est indiquée au mètre près.

Cette curiosité nous était déjà apparue au Monténégro. Preuves en image pour notre chapitre "panneaux"! Nous pousuivons notre route qui s'élève sérieusement Nous mettons tout à gauche les cyclistes comprendrons et serrons les dents pendant la montée. Nous prenons toutefois le temps d'admirer le paysage.

Notre récompense ne tarde pas à venir, avec une vue splendide sur le lac d'Ohrid. Et dire que nous aurions pu rater ça Nous ne manquons pas une miette de la descente qui nous réserve à chaque virage un panorama à couper le souffle.

Une fois au bord du lac, nous trouvons une belle petite chapelle à proximité de laquelle nous posons les vélos, pour honorer la pause pique-nique de cette étape albanaise! Nous passons la soirée dans cette ville au bord de mer soigné, et dotée d'une vue très agréable sur les sommets enneigés. La nuit à venir sera la dernière en Albanie. Nous prenons la direction de la Grèce le lendemain, en profitant d'un joli lever de soleil et d'une route très agréable jusqu'à Bilisht, dernière ville avant la frontière.

Là encore, l'endroit est grandiose. Définitivement, l'Albanie nous aura conquis! Au moment de publier cette étape, nous relisons nos premières lignes retraçant notre entrée en Albanie. Elles n'étaient pas flatteuses puisque relevant les signes de la pauvreté de ce pays dont nous ignorions tout. Quelques jours plus tard, la pauvreté n'a pas disparu. Mais nous avons bien d'autres images en tête concernant cette destination peu touristique mais au combien belle et attachante.

Nous retenons de ce séjour une agréable soirée dans kennedy space center jobs capitale Tiranë, des montagnes majestueuses et deux journées mémorables aux abords du lac d'Ohrid.

Nous avons également ressenti une certaine complicité avec les albanais rencontrés sur la route, qui ne nous attendaient pas là. Les enfants, surtout, nous auront touchés par leurs francs sourires et leurs infatigables "Hello". Comme le suggère cette peinture sur une façade d'immeuble à Tiranë, nous voyons désormais l'Albanie différemment.

Elle nous aura ouvert l'esprit. Nous avons hâte de découvrir la Turquie après cette belle rencontre. Merci également à sa maman Fatima qui nous a accueillis sur place, et aux trois voyageurs allemands et canadien rencontrés ce soir-là.

Nous voilà en Grèce depuis ce 16 mars ! Nous avons perdu du temps à convaincre le contrôleur de nos passeports que nous venions bien de France à vélo, mais c'est bon, nous y sommes. Côté météo, pas grand chose de nouveau depuis notre sortie du territoire albanais quelques minutes plus tôt.

Un grand soleil et des paysages qui donneraient presque envie de pédaler Quelques changements toutefois à intégrer tout de suite dans notre chapitre "panneaux".

D'une part, l'alphabet grec donne un peu plus de charme à notre trajet, mais ça nous nous y attendions. D'autre part, il se pourrait que des ours traînent dans le coin, et ça c'était pas vraiment au programme d'autant plus que nous prévoyons de bivouaquer.

Sans lui, nous aurions été obligés de porter l'étape du jour à plus de km au total, et Titi aurait à coup sûr jeté son vélo sur le premier ours venu. Pour la petite histoire, Titi a dû faire 10km "bonus" au petit matin pour aller chercher deux gourdes oubliées à Pogradec Au réveil, nous nous racontons nos rêves respectifs. Non pas que ce soit particulièrement notre habitude, mais parce qu'ils nous apparaissent clairs et suffisamment ridicules pour être évoqués.

Nous nous étonnons de voir une fine couche de gel sur la tente. Le compteur indique 1 degré à 8h, la nuit fût certainement plus froide encore. Nous enlevons pourtant les couches de vêtements au fur et à mesure des kilomètres. Nous apercevons ci et là quelques amoncellements de flocons, puis des monticules un peu plus imposants de la même poudre blanche, et c'est finalement dans un paysage totalement enneigé que nous poursuivons notre montée, jusqu'à Rêve prémonitoire de Coco!

C'est sans doute ça l'instinct féminin En même temps, en partant d'Antartiko, on pouvait s'attendre à un épisode neigeux, et le nom de ce village prend désormais tout son sens.

C'est donc tout schuss et en tee-shirt que nous arpentons les derniers lacets du col, dans cet improbable ambiance de sports d'hiver musique de la station de ski incluse. A voir le rêve de Coco se réaliser, Titi contacte Sébastien Grosjean pour l'informer de son impossibilité de jouer la finale, du fait qu'il est actuellement en velo-ski en Grèce. Nous espérons que le sélectionneur ne lui en tiendra pas rigueur pour les prochaines échéances sportives de l'équipe de France.

La suite de la journée? Vous ne nous en voudrez pas de privilégier à l'avenir l'alphabet latin, donc "Flórina"! Cette ville grouille de monde dans les cafés à notre arrivée. On est dimanche, et les gens sont de sortie. L'impression donnée est très agréable. Le compteur indique 30 degrés à l'ombre. Ça correspond déjà plus à notre idée de la Grèce De quoi se prélasser en terrasse et entamer des ateliers "peinture" pour Coco et "entretien mécanique" pour Titi si ça c'est pas cliché comme scène À la différence de Coco qui fait des débuts prometteurs en aquarelle, ne croyez pas que Titi soit un mécanicien hors pair.

Au contraire, ce n'est pas trop sa tasse de thé. C'est pourquoi il mise consciencieusement sur la prévention. En assurant régulièrement le serrage de chaque vis et l'entretien de la transmission, il espère retarder le prochain pépin Nous laissons dernière nous Flórina et ses sommets enneigées pour continuer notre traversée du nord de la Grèce.

Les paysages nous rappellent progressivement notre chère et belle Auvergne Nous découvrons successivement les lacs Petron et Vegoritida, depuis des routes secondaires bien entretenues et très au calme. C'est un véritable bonheur d'emprunter un tel itinéraire, sous un soleil radieux. C'est entre ces deux lacs, en amont du village de Kella, que le cours de notre journée bascule. Nous entendons sur notre droite des petits gémissements.

Nous ralentissons pour nous retourner. Les cris perdurent et nous font baisser les yeux au sol. Deux chiots abandonnés sur le bord de la route sont warhammer regiments of renown download train d'agoniser, enfermés dans un sac plastique.

Nous les libérons et constatons leur extrême faiblesse. Ils n'ont à coup sûr pas plus de quelques jours et cherchent de l'air, leur petite langue rose pendante. Nous les transportons dans ce qui nous sert de bassine pour se laver en bivouac, en espérant trouver de l'aide auprès des habitants de Kella.

Nos sollicitations sont vaines. Personne ne souhaite recueillir les deux chiots que nous vous présentons ici, photographiés pendant la pause pique-nique. Le premier s'appelle Kella, du nom de la ville où nous les avons trouvés. Le second Edessa, du nom de celle qu'il nous faut à tout prix rejoindre pour trouver une solution à ces deux orphelins. Le marathon de la survie Nous arrivons à Edessa! Un pharmacien bienveillant accepte de contacter un vétérinaire, qui nous donne exceptionnellement rendez-vous dans deux heures.

Deux heures pour maintenir en vie les deux chiots qui crient famine et tremblent de tout leur corps. Les minutes sont longues à la terrasse d'un café. Le vétérinaire et son assistant sont navrés.

Il n'y a pas grand chose à faire pour ces petites bêtes souffrant d'hypothermie, tentent ils de nous dire, un peu gênés compte tenu de nos efforts pour les amener jusqu'à eux. Nous comprenons surtout qu'ils n'ont pas de solution de garde Ni une ni deux, nous sortons avec les deux chiots sous le bras et achetons de quoi les nourrir comme on peut. Nous ne le savons pas encore, mais c'est le début d'une longue aventure avec Kella et Edessa.

Nous n'avons pour l'instant d'autre choix que de tenter de les transporter avec nous, et probablement jusqu'au 11 avril date à laquelle nos parents nous rejoignent à Istanbul. Pour les ramener en France? Ça semble imposible Mais après tout pourquoi pas? Affaire à suivre C'est donc à quatre que nous poursuivons notre périple. Cette histoire nous aura retardés, et c'est dans le premier champs de cerisiers venu que nous plantons la tente à la tombée du jour.

Vous apprécierez tout de même le décor de notre aménagement de fortune, ça pourrait être pire. Les agriculteurs grecs sont susceptibles de travailler tôt.

Nous abandonnons donc nos cerisiers dès 7h le lendemain pour éviter les embettements éventuels. C'est la contrainte du bivouac, et en même temps ce qui en fait son charme. Dormir dans des coins improbables dans l'illégalité certes "relative" mais tout de même suppose une prise de risque qu'il nous faut mesurer et assumer.

Le petit déjeuner qui suit n'en est que plus appréciable après 20km parcourus à jeun. Une journée de transition nous attend. Dans le langage "titicoco", "transition" signifie "trajet moche et sans intérêt particulier". Tout ça pour vous dire que nous n'avons d'autre objectif aujourd'hui que de rallier Thessaloniki, la deuxième ville du pays, et la mer Égée par la même occasion.

Nous y restons deux nuits pour visiter, nous reposer et faire la connaissance de Sumeyye qui nous accueille très gentiment chez elle. Nous profitons d'une visite guidée par Geórgios, un jeune Thessalonicien passionné par cette ville.

Nous apprenons qu'une grande partie de cette dernière à été détruite par un incendie en Geórgios nous fait l'honneur d'un petit air de Rebetiko joué au mpouzouki dans le square portant le nom du compositeur Tsitsaniet nous achevons la visite au pied des remparts pour y admirer la vue. Une bien belle journée La journée du lendemain nous fait longer les lacs Koróneia et Vólvi. Le soleil est encore au rendez-vous et la petite route que nous ont conseillés Danis et Athanasia, nos hôtes du soir, s'avère particulièrement agréable.

Quand l'estomac se fait entendre, nous traversons un champs d'oliviers pour se retrouver au bord du lac. A coup sûr, le titre de la pause pique-nique de l'étape grecque est pour aujourd'hui! La journée suivante, nous poursuivons notre avancée vers l'est en retrouvant la mer Égée.

Entre mer et montagnes, c'est parfois presque sur la plage que nous pédalons entre Stavros à Kavala. Comme nous l'avaient prédit Danis et Athanasia, la ville de Kavala est une belle découverte. Nous passons la soirée au coeur de la vieille ville. Surlignée en jaune et vert, la route suivant les 90km de côtes promet visiblement d'être belle.

Sa facilité d'accès depuis un ferry au départ de Kavala finit par nous convaincre. Visiter la Grèce sans découvrir l'une de ses inombrables îles aurait d'autre part eu un goût d'inachevé. Le moins que l'on puisse dire est que nous ne regrettons pas notre choix. Nous passons une excellente journée à pédaler dans un décor paradisiaque. Avis aux cyclotouristes! Le point d'orgue de cette escapade hors du continent est sans aucun doute notre découverte du lagon de Giola.

Un bijou naturel dont nous profitons comme il se doit, en nous y baignant! Un tel moment se mérite, et la remontée de Gonzales et Ciraptor jusqu'à la route est plutôt sportive. L'est de l'île est plus montagneux, et nous oblige à appuyer davantage sur les pédales. Mais là encore, les paysages sont magnifiques. Passée la nuit sous tente, Coco la "GPS women" nous emmène découvrir le reste de la côte à travers les chemins.

Un choix judicieux qui nous permet d'accéder aux plages, probablement les plus belles que nous ayons vues jusqu'à présent. Notre ami Titouan nous fait savoir en direct de Nantes que Citroën proposait des modèles de voiture couleur "bleu thasos".

À voir la couleur de l'eau, on peut comprendre Merci Titouan! Les "Porto Vathy" et "Marble" Beach attirent notre attention. Elles se situent à proximité d'une carrière d'exploitation du marbre que nous traversons.

Des blocs de marbre sont utilisés pour y planter les parasols durant la saison estivale. De quoi s'amuser un peu Outre le tourisme et l'exportation du marbre, l'île vit aussi de la culture des olives. Et si les oliviers sont monnaie courante depuis quelques semaines, ceux d'ici nous frappent par leur taille et leur tronc imposant. Après le champs de cerisiers, vous pouvez donc imaginer où nous avons dormi Retour sur le continent en direction de Xanthi, ville à proximité de laquelle nous traversons la rivière Nestos.

Au-delà des montagnes en arrière plan, la Bulgarie n'est pas loin. Les bulgares sont d'ailleurs nombreux à rejoindre la côte grecque à la belle saison pour y passer leurs vacances. Et nous terminons cette journée en beauté, à Porto Lagos. Cette ville est située entre le Lac Vistonida et la mer Égée. Nous prenons le lendemain la direction de Komotiní. Cette route nous fait passer devant le joli monastère de Saint-Nikolaos accessible par un pont.

Nous l'ignorions, mais ce 25 mars est le jour de la fête de l'Annonciation en Grèce. On y célèbre la révolution grecque de C'est donc un jour férié dans tout le pays, et la ville de Komotiní est en émulation. Pour nous ce sera plutôt une après-midi studieuse pour peaufiner l'itinéraire à venir, décider d'une stratégie d'obtention de certains visas et se poser la question de l'achat d'une carte SIM ou d'un forfait d'accès à internet en Turquie.

Un peu moins solennel et plus pragmatique comme programme Nous faisons d'ailleurs un peu "tâches" dans ce paysage de fête nationale. Notre accoutrement de cyclistes voyageurs et le chargement de Gonzales et Ciraptor captent les regards des locaux. Leur curiosité s'accompagne toutefois de gestes amicaux et serviables, pour nous aider par exemple à acheminer les vélos vers l'arrière terrasse de notre bar de "travail". Outre les quelques beaux paysages traversés, nous vous proposons de méditer sur ce dernier panneau.

Une dernière leçon d'alphabet grec au moment de quitter le pays! La traversée du nord de la Grèce ne nous aura bien sûr pas permis d'en explorer tous les joyaux, et il faudra sans doute revenir pour découvrir le sud.

Mais la Grèce nous aura tant donné Plus encore, nous partons d'ici comblés par de belles rencontres humaines. Les grecs nous ont accueillis les bras ouverts, et c'est le coeur serré que nous passons demain la frontière turque. Nous sommes cependant sensibles au discours quelque peu désabusé des grecs que nous avons rencontrés.

La crise économique grecque n'en n'a pas que le nom et se fait concrètement ressentir chez eux. Ils ont l'impression d'être trop taxés remboursement de la dette obligen'ont pas confiance en leurs politiques et déplorent les manques de moyens dans tous les secteurs notamment les services publics.

Nombreux sont les jeunes qui envisagent leur avenir professionnel à l'étranger. Pour ne pas conclure sur cette note pessimiste, passons à la petite blagounette de ce carnet de voyage!

Il ne vous a pas échappé que la publication de l'étape date du 1er avril. Un poisson s'est glissé dans les lignes de notre récit, et nous vous devons de rétablir une vérité au sujet de nos deux compagnons de route Kella et Edessa. Sensible al regimen especial se le practica retencion en la fuente arabe notre désarroi et sur les conseils de son assistant, le vétérinaire a finalement passé quelques coups de fil dont nous n'avons pipé mots.

À notre grand bonheur, il nous a ensuite tendu son téléphone avec un sourire complice, pour que nous échangions en anglais avec Marie-Elena, la nouvelle mère adoptive des deux petits. Kella et Edessa sont donc en vie. Ils sont restés à Edessa et vivront heureux avec beaucoup d'enfants.

Fin de l'histoire Nous passons demain la frontière turque, porte du Moyen-Orient et du continent asiatique. Cela nous fait rêver, cela nous inquiète, cela nous donne le tournis Mais l'heure est avant tout au bilan de notre page européenne. Ces km de route furent un pur bonheur. Hormis notre troisième jour mémorable entre Le Puy-en-Velay et Saint-Etienne, le temps à été particulièrement clément. Pas une goutte de pluie à supporter sur nos vélos en deux mois Pas de gros pépin mécanique non plus, avec une seule crevaison à déclarer pour Ciraptor qui a eu du mal à quitter Cécile et Xavier du côté de Cavaillon.

Dans l'ensemble, nous ne regrettons pas notre choix d'itinéraire, avec cette impression de découvrir des points d'intérêt quasi quotidiennement. Enfin, nous avons plaisir à avancer tous les deux. Le voyage n'est pas un long fleuve tranquille et la fatigue nous gagnent parfois, exacerbant notre potentiel "irritabilité". Mais partager ce voyage en couple nous apparaît comme une chance inouïe, et un moyen de s'entraider dans les moments difficiles. Grâce à vous, ça roule cool!!!

Elle fût contactée par le vétérinaire et son assistant alors même que le cabinet était normalement ferméeux-mêmes contactés par le pharmacien d'Edessa sensible à notre détresse. Merci à tout ce petit monde. Une belle histoire de notre voyage. Les discussions furent profondes, passionnées et passionnantes Et merci pour la découverte des "bougatsa" à la crème! Très appréciable Merci aussi pour nos échanges sur les voyages, sur nos pays respectifs, et tous les autres sujets que nous avons abordés comme si nous nous connaissions depuis un moment.

Enfin, merci d'avoir regonflé nos pneus Nous l'avons croisée avec son papa, venu l'accompagner deux semaines. Une sacrée rencontre sur la route Merci aussi de nous avoir aidés à récupérer l'antivol oublié le matin même à Porto Lagos. Cet étudiant en médecine nous a accueilli chaleureusement, comme il le fait avec beaucoup d'autres voyageurs de passage entre la Grèce et la Turquie. Nous avons parlé médecine, politique, philosophie et spiritualité.

Simeon, si ta demande de stage est acceptée à Clermont-Ferrand, fais nous signe! Juste avant de franchir la frontière turque, c'est un beau cadeau d'au revoir Nous voilà en Turquie depuis ce 27 mars ! Après quatre "points de contrôle" qui n'en n'ont que le nom pour nous aucune fouille contrairement aux camionsnous quittons définitivement l'Union Européenne.

Mais pas encore "l'Europe géographique". Notre hôte Gökcan nous y réserve un "accueil turc" digne de ce nom.

En une soirée, Gökcan nous donne de nombreux conseils sur notre itinéraire, une leçon de turc pour en maîtriser les mots incontournables et active même ses réseaux pour nous dégoter une solution d'hébergement pour le lendemain soir. De quoi nous mettre dans le bain turc Titi est assez fier de celle-là Notre itinéraire initial nous aurait fait prendre le lendemain la direction d'Istanbul. Mais nos parents nous y rejoignent seulement le 11 avril. Compte tenu de notre avance d'une dizaine de jours sur notre programme, nous préférons entamer la découverte de la côte ouest.

Le réseau "d'otokar", ultra-developpé en Turquie, nous permettra de remonter à Istanbul d'où que nous soyons. Notre objectif du jour est donc de rejoindre Çanakkale, et par la même occasion l'Asie! Après km parcourus entre les mers Égée et Marmara, nous empruntons le ferry qui nous fait changer de continent. Avec un vent dans le dos très appréciable vive le wind-bike!

La route nous fait passer par la ville de Troia Troiecélèbre pour ses batailles et ses légendes. Nous oublions de vous dire que le cheval de Troie est resté à Çanakkale Pour la petite histoire, ce cheval à été confectionné pour le film "Troie"puis offert à la ville.

Désolés, les photos nocturnes ne sont pas encore la spécialité de Titi En direction de Behram, c'est dans un paysage d'une verdure étonnante que nous pédalons. Serdar, notre ami turc rencontré à Tirana, nous avait recommandé cet endroit. Nous y sommes! La journée suivante est une veille d'élections municipales. Les drapeaux turcs sont de sortie, et les défilés de voitures se succèdent aux couleurs de leur candidat de coeur.

D'après les personnes rencontrées depuis notre arrivée, les élections locales en Turquie seraient souvent utilisées pour conforter ou contester le gouvernement en place comme c'est parfois le cas en France Le Président Erdogan suivrait donc de près les résultats des candidats appartenant à sa famille politique le parti "AKP". À la tête d'un pays en pleine tempête économique décrochage violent de la livre turqueil fait du scrutin un plébiscite sur sa personne.

L'enjeu politique est donc perceptible ici, dans une Turquie marquée par les manifestations citoyennes fortement réprimées et par la tentative de coup d'Etatlui aussi fortement réprimé Passée cette parenthèse politico-économique, nous continuons notre descente vers le sud en longeant la côte. Nous découvrons les villes d'Ayvalik et son port de pêche et de Dikili. Seul le vent vient perturber nos journées et oblige Gonzales et Ciraptor à quelques tours d'équilibristes sur la route.

Depuis maintenant quatre jours, il nous accompagne en provenance du nord, de l'est, du nord-est, Il et parfois même tourbillonnant et commence à nous rendre fou. Sans parler des nuits où nous nous voyons décoller avec la tente. Pas étonnant de voir des éoliennes garnir le paysage et tourner à plein régime.

Nous passons d'ailleurs à côté d'un dépôt d'éoliennes. Petite pensée pour Ben, notre ami ponot qui répare les éoliennes et les photographie si bien. Ben, si la Turquie te tente, il y a probablement du boulot pour toi ici! L'aménagement cyclable se poursuit au coeur de cette cité qui nous paraît dynamique, sportive, très propre et en pleine expension à en voir les nombreux immeubles neufs ou en construction. Malgré les conseils de Berk rencontré à Çanakkale, nous envisageons de rallier Izmir en vélo Le trafic en particulier les camions aux klaxons assourdissants qui vous frôlent à pleine vitesse rend la route trop dangereuse.

Nous tenons à nos vies et profitons d'un train entre Menemen et Izmir pour parcourir les 35 derniers kilomètres sur les rails. Coco en profite pour faire quelques étirements Nous prenons nos quartiers à Izmir pour deux nuits. Titi se fait rafraîchir la tête par un barbier. Il était temps, car après deux mois de "laisser aller", la barbe mettait à mal son aérodynamisme sur le vélo. Voyez plutôt, ça lui redonne même le sourire!

Mais ça ne lui enlève pas pour autant son beau coup de soleil sur le nez. Le barbier nous offre le thé et le journal, dans lequel nous apprenons que le parti d'Erdogan est en passe de perdre les municipales dans les 3 grandes villes d'Izmir, Ankara et Istanbul. Pourquoi "en passe"? Car si pour les 2 premières les résultats sont relativement nets, ceux d'Istanbul le sont beaucoup moins les 2 candidats ont revendiqué leur victoire, et l'heure est au recompte des voix.

Mais le candidat de l'opposition tient visiblement la corde et devrait l'emporter. Nous regrettons que la tour de l'horloge soit en rénovation, mais nous nous consolons en explorant le dédale du grand bazar, le bord de mer et les hauteurs de la ville.

Bien que le nom d'Atatürk ne nous soit pas inconnu, nous sentons qu'il est urgent de nous mettre à niveau Nous retenons en bref qu'Atatürk est à la fois le héros de la guerre d'indépendance et l'ancien chef d'Etat réformateur 1er Président de la Républiqueà la vision moderne et laïque.

Mort en"le chef éternel" reste de loin la personnalité la plus respectée et adulée du pays. Chaque 10 novembre à 9h05, les turcs observent d'ailleurs une minute de silence pour honorer sa mémoire, à la date et l'heure exactes de son décès. Qu'ils marchent, conduisent, courent après leur métro ou fassent affaire, ils s'immobilisent pour se souvenir. Seuls les sons des sirènes et des klaxons retentissent, le tout sur fond de drapeaux en berne. Ça doit être quelque chose En quittant Izmir le lendemain matin, nous découvrons sur notre gauche une immense sculpture du visage d'Atatürk.

De quoi en rajouter une couche La côte de la mer Égée est toujours aussi belle en direction d'Efes Éphèse. Elle nous surprend même par ses couleurs printanières, avec une végétation luxuriante se développant dans les sols marécageux du parc "Gebekirse Gölü". Nous ne voyons pas passer les 75km de route et arrivons suffisamment tôt pour visiter la cité antique. Quand nous ne nous amusons pas dans les ruines, nous apprenons qu'Efes date de ans av-JC, et qu'elle fût l'une des villes les plus puissantes de l'époque romaine.

Puis, selon les historiens, cette cité aurait été progressivement abandonnée et définitivement désertée au VIIème siècle. Linguee Recherchez des traductions de mots et de phrases dans des dictionnaires bilingues, fiables et exhaustifs et parcourez des milliards de traductions en ligne.

Blog Informations presse Applications Linguee. Si les exportations se sont poursuivies après l'interdiction d'importat io nsous couvert de l i ce nces d'importation encore en circulation ou à la suite de recours déposés par certains importateurs devant les tribunaux brésiliens, il est évident que le marché s'est progressivement fermé aux exportateurs européens. Les dispositions du présent règlement s'appliquent aux stocks de malt ou d'orge existant à la fin d'une campagne qui sont exportés sous forme de malt pendant les trois premiers mois de la campagne suiv an t e sous couvert de c e rt ificat comportant une restitution fixée à l'avance avant le 1er juillet.

Est-il conforme au principe de neutralité de la TVA qu'une entreprise de construction, tenue selon la législation de l'État membre considéré — au titre des dispositions combinées des articles 5, paragraphe 7, et 6, paragraphe 3, de la sixième directive TVA — d'acquitter la TVA sur les livraisons internes à l'entreprise dans le cadre de la réalisation de travaux de construction pour son propre compte en vue de la revente des immeubles, n'ait qu'un droit à déduction partielle de la TVA pour les frais généraux engendrés par l'activité de construction, au motif que la vente subséquente des immeubles est, selon la législation de l'État membre en matière de TVA, exonérée de la TV Asous couvert de l ' ar ticle 28, paragraph e 3sous bde l a s ixième directive TVA, combiné au point 16 de l'annexe F de cette même directive?

Transit communautair e o u sous couvert de c a rn ets TIR : procédure permettant la circulation de marchandises tierces en suspension des droits et taxes entre deux points du territoire communautaire ou entre différents pays parties à la Convention TIR Transports Internationaux Routiers. Les mots surlignés ne correspondent pas. Ce résultat ne correspond pas à ma recherche. Cet exemple ne correspond pas à l'entrée en orange.