Adresse 4 regiment de dragons

Facebook Twitter Youtube Instagram Snapchat. Découvrez l'armée de Terre Pourquoi nous rejoindre? Accueil Nos emplois Nos régiments 2e régiment de Dragons. Ajuster la taille de la police. Quartier de Gaulle - BP Poser une question Démarrer mon parcours.

Missions de sauvegarde sûreté, sécurité, défense. Participer à la lutte contre la prolifération. Compositions 1 escadron de commandement et de logistique 2 escadrons de reconnaissance et de décontamination 3 escadrons de décontamination 1 escadron de réserve. Les régiments en opération Opérations extérieures.

Poser une question. Démarrer mon parcours. Au début d'avril, le 2e corps de cavalerie s'achemine vers le théâtre des grandes Opérations qui vont se déclancher. Le 17 avril au matin, la 2e division de cavalerie se porte, en utilisant des pistes spécialement préparées au nord de Ventelay, entre la Yesle et l'Aisne. L'attaque s'est déclanchée dès l'aube. Nous sommes là, la bride au bras, prêts à nous précipiter à la première occasion.

Nous devons passer l'Aisne à Pontavert et ensuite, ce sera la ruée par le camp de Sjssonne, vers la région de Rethel. Cette fois encore, et plus que jamais, les espérances sont grandes. On sait les préparatifs formidables faits pour cette nouvelle tentative de percée du front.

Anglais doivent attaquer également dans l'Artois. Le plan est séduisant : enfoncer le front sur les deux côtés de l'angle droit qui a son sommet à Noyon, et couper la retraite à l'armée allemande qui se trouve dans cet angle!

C'est la libération de tout le territoire français qui doit suivre le succès de l'opération! On est presque sûr de marcher enfin!

Le 4e régiment de dragons de Carpiagne dissous

L'impatience de tous a encore été accrue la veille, en franchissant les crêtes de Rosnay par le spectacle de Reims en feu, soumis à un violent bombardement ennemi! L'enthousiasme est unanime. Il ne fait que grandir pendant toute la matinée : l'attaque semble réussir magnifiquement; la - progression a atteint dix à douze kilomètres par endroits à 9 heures du matin. De la crête au nord de Ventelay, derrière laquelle la division est rassemblée, on voit la progression des réserves.

On voit les chars d'assaut, employés en nombre pour la première fois, se porter en avant! Les ballons d'observation nous dépassent! Là joie est sur tous les visages! Déjà le canon se tait : le Boche doit être en fuite P D'un moment à l'autre on va monter à cheval!

L'allégresse est générale : des fantassins blessés qui reviennent à l'arrière nous disent qu'il en est de même aux premières lignes! Nous sommes toujours au même endroit! La canonnade a repris! On aperçoit même maintenant quelques ballons allemands qu'on ne voyait pas le matin. La progression semble arrêtée! Nous icouchons sous la tente!

Le lendemain nous nous réveillons sous la neige tombée pendant la nuit! On nous dit que nous n'avons plus rien à faire ici. L'heure de la cavalerie n'a pas encore sonné! Nous reprenons en sens inverse la route qui, la veille nous avait vus pleins d'ardeur et d'espoir! Nous allons cantonner à Cumières, sur les bords de la Marne.

Nous y passons quelques jours. Puis tout espoir perdu, nous nous rendons dans la région de Sézanne, à Lachy, Mondement, Reuves, Broussy, sur le terrain rendu a jamais célèbre par la bataille de la Marne! Si nous ne pouvons servir à cheval, nous sommes au moins capables de nous battre à pied!

Dès les premiers jours de mai, la 2e division de cavalerie prend à son compte le secteur de Ludes, à l'est de Reims, ctont, les premières lignes comprennent, de l'ouest à l'est, le fort de la Pompelle, la route de Beine, le bois des Zouaves, le Haricot, Prunay. Le secteur ne ressemble en rien à ceux que nous avons précédemment tenus. C'est un secteur agité où l'on se 'bat vraiment. Ainsi notre secteur de Ludes se trouvait entre deux zones d'attaques françaises : à l'ouest le Chemin-des-Dames, à l'est les Monts!

L'ennemi inquiet, veut avoir des renseignements sur les troupes qui occupent ce secteur, dans lequel on ne l'attaque pas. D'où, coups de main nombreux entraînant une forte activité d'artillerie des deux côtés. Notre position est défavorable : nos lignes sont au pied des hauteurs couronnées par le fort de Nogentl'Abbesse. Le Boche a des observatoires magnifiques d'où il peut voir nos moindres mouvements.

Nous faisons connaissance avec Jes minenwerfer ennemis. A chaque instant, il nous. Nous répondons par des obus V. La nuit, fréquemment des combats à la grenade s'engagent entre les patrouilles. Il faut veiller attentivement et être toujours sur le qui vive! Dès le premier séjour du régiment au quartier de la route de Beine, la compagnie Seigner a à subir un coup de main ennemi.

Mais l'éveil a été donné; chacun se précipite à son emplacement de combat et, à la grenade et au fusil, reçoit le Boche comme il convient.

L'ennemi surpris par cet accueil brutal, regagne précipitamment ses tranchées, abandonnant. Des plaintes et des hurlements prouvent à nos braves troupiers que leurs coups ont porté. L'alerte a été chaude, jnais l'attitude de chacun fut magnifique! C'est en riant à gorge déployée que le lendemain chacun racontait la chose comme tin bon tour joué aux Boches. Un peu de tristesse tlfodérait pourtant cet enthousiasme, car un jeune brigadier du 3e escadron, le brigadier Orgéas, avait été tué pendant l'affaire par un éclat d'obus à la tête.

Le lieutenant Couten avait été blessé grièvement par l'éclatement du même obus. Ils sont fatigués par les veilles, les alertes continuelles, les bombardements assourdissants, les gaz dont le Boche les a souvent gratifiés! Mais ils ont l'impression qu'ils ont fait leur devoir! Aussi ils s'en vont la chanson aux lèvres, couvrant à pied plus de vingt kilomètres, comme de vieux fantassins, pour aller prendre le train à Germaine, train qui les débarquera dans les cantonnements où ils vont retrouver leurs camarades.

N'étaient leurs vêtements couverts de boue, leurs mines hâves, leurs barbes hirsutes, on croirait, tellement ils sont gais, tellement ils rient, que tous ces jeunes gens de belle allure reviennent de quelque fête dont ils rapportent les plus agréables souvenirs!

Et pourtant bien rares étaient les relèves où nous ne laissions pas un peu-de sang derrière nous! Mais ce sang avait coulé pour le salut de la France, pour la défendre contre l'ennemi maudit!

Cha- cun haïssait un peu plus profondément l'envahisseur et se promettait bien de lui faire payer cher, l'occasion venue, tant de souffrances et de douleurs! L'occasion, devait se présenter; les dragons du 4e n'ont pas manqué de tenir leur promesse comme on le verra plus loin. De mai à fin janvier IQI8, nos cavaliers ont vaillamment monté la garde à l'est de Reims.

Ils peuvent dire à leur honneur que pas un d'entre eux n'est tombé aux mains des Boches dans toutes ces embuscades! Même aux heures critiques, leur courage ne s'est jamais démenti; aussi calmes sous le bombardement qu'à l'exercice, ils étaient prêts 'à tous les sacrifices. Ainsi, le 2 décembreà la suite d'un coup de main ennemi avorté, un prisonnier ennemi déclare qu'une forte attaque allemande doit se déclancher le 6 dans tout le secteur.

Immédiatement toutes dispositions sont prises; notamment on évacue, suivant le plan. La mission est toute de sacrifice; chacun le sait! Pourtant, pas la moindre défaillance, dans aucune des deux sections Marchai et. Pendant trois jours elles travaillent fiévreusement à s'entourer de fils de fer de tous. La -mort était certaine; elle était librement accepté d'avance par tous : on pouvait le lire dans tous les yeux; mais on y aurait cherché en vain le moindre désir de se dérober au devoir tracé!

La destinée voulut que l'attaque allemande ne se fit pas; le sacrifice consenti n'eut pas à être consommé! A la fin de janvierla 28 division de cavalerie se porte au repos dans la région de Provins.

Entre temps, en juin et en septembre, elle était allée dans la banlieue de Paris pour parer aux troubles qu'auraient pu provoquer les menées allemandes à l'intérieur, menées qui avaient pour but d'amener la révolution et la guerre civile dans notre pays, afin de rendre plus aisée la tâche des armées de l'ennemi. En février le régiment est transporté en chemin de fer d'abord à Valence, où il reste trois semaines, et ensuite à Saint-Etienne.

Il a pour mission de rétablir l'ordre menacé par une activé propagande ennemie parmi les ouvriers de la région. Le métier de gendarme ne convenait guère à ces cavaliers, plutôt impatients de se mesurer avec le Boche. Brusquement, l'Allemand déclanche la fameuse offensive du 27 marsà la jonction des armées françaises et anglaises, sur un front de 80 kilomètres.

La surprise est grande. La préparation d'artillerie formidable. Submergées par les gaz, nos troupes sont obligées de se replier. La situation est très grave. L'ennemi très supérieur en nombre, cherche à séparer les armées alliées, pour rejeter les Anglais à la Imer et marcher sur Paris. Son avance est foudroyante. Immédiatement toutes les troupes disponibles sont alertées.

Le régiment s'embarque le jour de Pâques à la gare de Saint-Etienne et, après un voyage de' plus de deux jours, débarque à Bacouel, au sud-est d'Amiens. La 4e division de cavalerie, arrivée avant nous, a été jetée dans la fournaise aussitôt débarquée.

Avec les régiments de cuirassiers à pied, elle a réussi, au prix des plus grands sacrifices, à boucher le trou qui s'était formé entre les Français et les Anglais. Elle tient le Boche en respect devant Moreuil et Montdidier.

Elle stationne dans la région Poix - Grandvilliers. Le 4e dragons est en cantonnement d'alerte à Poix. La situation s'améliore : l'ennemi, à bout de souffle, ayant. A Poix, arrivent les cavaliers blessés des régiments en ligne. On les entoure : on les presse de questions I Ils ont accompli des- actes d'héroïsme et chacun les admire. Ils sont couverts de boue : les lignes de tirailleurs sont, là-ibas, couchés en rase campagne sur la terre détrempée! Néanmoins le moral de tous ces brav-es est merveilleux!

Ils ont la sensation magnifique d'avoir endigué le flot! Ils sont contents d'avoir fait leur devoir! Au bout de quelques jours, le Boche attaque à nouveau, plus au nord, sur le front anglo-portugais. Il enfonce les lignes à Armentières et marche rapidement sur Bailleul, Hazebrouck.

Encore une fois il a agi par surprise. La situation s'aggrave à nouveau. Il est visible que l'ennemi vise Calais et les ports de la Manche, afin de couper les communications entre la France et l'Angleterre. L'armée belge risque d'être prise ou jetée à la mer.

Le 2e corps de cavalerie est appelé en hâte au secours de l'armée anglaise. On marche de jour et de nuit, faisant des étapes de plus de kilomètres, pendant lesquelles on ne s'arête que quelques heures, pour faire manger et 'boire hommes et chevaux. Le 4e dragons arrive dans la région de Herzeele, au nord-est de Cassel. Nous sommes en pleines Flandres. Le pays est plat, coupé de haies, de ruisseaux, de barrières entourant les pâturages.

Terrain difficile pour la cavalerie : il ne faut pas songer à s'employer à cheval. Le lendemain de notre arrivée, nous nous rendons dans la région de Steenworde, où on forme des bataillons de cavaliers à pied. Les chevaux sont renvoyés à" l'arrière. Chaque régiment constitue deux compagnies deux sections par escadron ; celles du régiment sont commandées l'une par le capitaine de Vries, du Ier esca- dron, l'autre par le capitaine Seigner, du 4e escadron.

Le bataillon de la brigade est commandé par le chef d'escadrons Ségerand; il a comme adjoint le capitaine de Kérsauson. Pour le moment, le Boche est stationnaire. L'horizon est en feu : tous les villages brûlent!

Triste tableau qui rappelle les horreurs du début de la guerre! Tranchées, réseaux de fils de fer sont hâtivement construits sous le bombardement ennemi.

Ce qui nous vaut les félicitations du général Robillot, commandant l'ensemble des troupes françaises venues renforcer les Anglais. Le 25 avril, les 'bataillons de cavaliers à pied sont envoyés d'urgence en soutien des divisions d'infanterie françaises tenant le secteur entre Bailleul et Ypres, dont les régiments sont déjà éprouvés par les attaques incessantes des Allemands. Le 26 avril, le bataillon Ségerand se porte sur le Mont Rouge, en réserve. Le bombardement est violent.

Le capitaine Seigner est tué en montant, par un éclat d'obus. Le lieutenant de la Porte prend le commandement de la compagnie. Dans la nuit du 26 au 27, la compagnie de Vries est envoyée- au pied du Mont Rouge et détache la section Garcin en première ligne, avec le d'infanterie, a.

L'infanterie amie, fortement éprouvée, fait demander qu'on lui envoie en renfort, pour lui permettre de concentrer davantage les effectifs qui lui restent. Elle est placée sous le commandement du chef de bataillon Dangeaix, commandant le 3e bataillon du e. Le capitaine de Vries établit sa ligne à l'est de Locre vers 20 heures; trois sections en ligne : section Garcin, qui avait été relevée par des fantassins, section Combes, section de Magnienville, dans l'ordre du sud au nord; la section Lieutier est en réserve près du capitaine.

Les emplacements de combat sont pris à mètres de la ligne ennemie. Toute la nuit on travaille fiévreusement à creuser trous de tirailleurs et emplacements de fusils mitrailleurs. Vers 3 heures du ;matin, l'ennemi déclanche son tir de ipréparation d'attaque sur Locre : obus de gros calibre et obus toxiques se précipitent avec une rapidité et une violence que des témoins du d'infanterie disent n'avoir jamais vu à Verdun même, et cela jusqu'à 6 heures du matin, heure de l'attaque.

A 6 heures, en effet, l'infanterie allemande sort de ses tranchées et se porte à l'assaut, sa gauche en face de l'aile droite de la compagnie de Vries; il semble qu'elle veut tourner le Mont Rouge par le nord. Elle est accompagnée par une nuée d'avions volant très bas et mitraillant les tranchées. La section Garcin arrête instantanément la progression ennemie dans son secteur par un feu de mousqueterie et de fusils mitrailleurs exécuté avec une précision remarquable : les hommes, merveilleux d'entrain et de sang-froid, tirent comme à la cible, désignant d'avance à leurs voisins les objectifs que rarement ils manquent.

C'est ainsi que le maréchal des logis Patebex, debout dans un pré, abat successivement trois Boches à 5o mètres; le cavalier Lheureux en tue quatre et blesse un cinquième, le brigadier Thouvignon en tue deux, et tant d'autres encore. Devant un feu aussi précis, l'ennemi s'arrête et se plaque au sol.

Mais plus à gauche, l'effort ennemi est plus violent et la compagnie voisine des dragons est enfoncée, entraînant dans son repli les sections du capitaine de Vries.

Vers 7 h. Leà droite, n'a pas bougé du château, à 1 kilomètre au sud-ouest de Locre. Le capitaine de Vries, prévenu en hâte de ce qui se passe à sa gauche, déploie instantanément sa section de réserve. Sur cette ligne refluent les éléments débordés qui, rapidement reformés, constituent d'autres groupes de combats s'intercalant entre les premiers.

Fantassins et cavaliers sont mélangés, mais la vigoureuse attitude du capitaine de Vries a vite fait de ramener le calme et la confiance dans cette nouvelle ligne. Lieutier, avec le seul fusilmitrailleur qui lui restait, s'était porté, dès l'annoncé du repli, vers la route de Bailleul, au sud-ouest de Locre; de là, par un feu nourri, flanquant la ligne qui se reformait, il ralentit et enraye l'avance ennemie.

Les groupes de combat qui ont repris toute leur assurance, se cramponnent et contribuent également à l'arrêt de l'ennemi. Les Boches, surpris par cette nouvelle résistance à laquelle ils ne s'attendaient pas, hésitent, s'arrêtent et commencent à se replier. Il est 8 heures. Le capitaine de Vries a vu le flottement ennemi. Il rend compte au commandant Dangeaix qu'il se prépare à contre-attaquer avec ce qui lui reste de monde, et au. En avant mes enfants!

La ruée est magnifique, soulevant les applaudissements de ceux qui en sont spectateurs la 3ge division d'infanterie est en réserve et admire 1 Et pourtant la tâche est particulièrement pénible, à droite notamment.

Les Boches se cachent dans les maisons, dans de nombreux baraquements anglais qui bordent la route de Bailleul; ils ne peuvent arrêter la vague magnifique qui a vite fait de les reconduire jusque dans leurs tranchées de départ. La ligne est complètement rétablie : tout le terrain perdu est repris. Le bombardement lui a fait beaucoup de mal : tous les chefs de section sont tombés, tués ou blessés. A 8 heures, le lieutenant de la Porte forme une section dont il donne le commandement à l'adjudant Bonzon : elle comprend ceux qui restent des deux sections du 36 escadron et la moitié des survivants du e.

Il la lance à la gauche du village plus particulièrement menacé.

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Jim carrey movies comedy la France! Il était le seul officier restant de sa compagnie. Ses hemmes veulent le venger et accélèrent leur course. Le Boche s'enfuit épouvanté, comme il le fait devant l'autre compagnie. Mais le combat a été chaud. Dans un moment d'accalmie, on se compte rapidement. Il en ressort que les pertes s'élèvent à 80 de l'effectif. Le capitaine de Vries est blessé grièvement, le lieutenant de la Porte est tué; tous les chefs de section sauf un lieutenant Lieutier sont hors de combat : tués ou blessés.

Mais l'honneur est sauf! Locre, confié aux cavaliers, reste entre leurs mains! Le Boche est définitivement arrêté 1 Il ne prendra pas. Il n'ira pas à Calais 1 Nos cavaliers viennent de se révéler des héros! Il faudrait les nommer tous, car tous ont fait des prodi.

Depuis peu au régiment, il avait su s'acquérir le respect et l'estime de tous par sa bienveillance et sa grande expérience. Son attitude pendant cette affaire fut pour tous un bel exemple de sang-froid, de courage et d'héroïme. Il trouva une mort glorieuse alors que son bataillon venait de si bien se distinguer : il fut tué par un obus qui écrasa son poste de commandement dans l'après-midi du 29, alors que l'ennemi, dépité de son échec du matin, bombardait furieusement nos lignes.

Remplissant les fonctions de capitaine-adjoint au colonel, il secondait le commandant Segerand à la tête du bataillon de marche. Sa droiture, son affabilité l'avaient fait aimer de tous. Pendant toute l'affaire, il n'avait cessé de parcourir nos lignes, prodiguant à chacun des paroles de réconfort et d'encouragement. Bien qu'ayant le pressentiment de sa mort prochaine, il avait fait généreusement le sacrifice de sa vie et il fut admirable, d'abnégation et d'héroïsme.

Il fut tué aux côtés du commandant Ségerand, par le même obus. Arrivé au régiment enil fut toujours un bel entraîneur pour sa troupe.

D'un grand sang-froid, d'une bravoure à toute épreuve, il était prêt pour toutes les missions. Tombé prématurément, son exemple fut un beau stimulant pour ses hommes qui l'adoraient. Doué d'une énergie farouche, il est un merveilleux entraîneur d'hommes. Depuis longtemps il a capté la confiance de tous, car il a su. C'est un exemple de bravoure et de calme au feu!

Sa conduite à Locre en a fait un héros dont le nom sera inséparable de celui du régiment! En récompense de son brillant fait d'armes, il est fait officier de la Légion d'honneur avec une magnifique citation.

Jeune officier sorti de Saumur à la déclaration de guerre, il s'était imposé dès son arrivée au régiment comme un officier modèle. Adoré de ses hommes, pour lesquels il se dépensait sans compter, il pouvait tout espérer d'eux!

Les événements ne tardèrent pas à confirmer ces paroles! Sa mort glorieuse à la tête de sa troupe fut la sublime conclusion d'une carrière qui s'annonçait brillante! A la mort du lieutenant de la Porte, il prit le commandement de ce qui restait de la compagnie, joignant à ses qualités de courage personnel, celles d'un chef averti.

Pendant la contre-attaque, il fit prisonnier un officier allemand, ce qui lui valut la Médaille militaire. Pendant la contre-attaque il se trouve brusquement face à face avec une mitrailleuse allemande, servie par trois hommes; il se précipite sans hésiter, tue les trois Allemands à coups de baïonnette et immédiatement retourne la machine contre les fuyards boches, accélérant leur déroute. La Médaille militaire lui fut donnée le lendemain même, devant les derniers survivants du bataillon, en même temps que la Croix de la Légion d'honneur était épinglée sur la poitrine du lieutenant Lieutier, cet autre héros légendaire du Ae dragons.

Le général commandant le D. Les vides creusés dans nos rangs par les combats de Locre n'étant pas encore comblés, le 28 mai, le régiment quitte brusquement la région de Beaussant, où i! Le lendemain, on fait étape à la Landelle Oise ; dans l'après-midi un important contingent de renforts arrive, venant de différents dépôts et en majorité des chasseurs d'Afrique. Il y a cinq jours que ces hommes voyagent pour rejoindre le régiment; on les dirige de suite sur leurs escadrons car nous partons k soir même.

L'étape de nuit s'accomplit sans incitient, on passe Méru et Chambly et le 3o au matin, on arrive dans la région de Persan - Beaumont. La journée est. Toute la division de cavalerie emprunte la même route. Le 3i, à 3 heures du matin, on met pied à terre à Moussy-le-Vieux, les chevaux boivent et mangent, les hommes prennent le café et se reposent une heure.

Malgré la fatigue, le moral est excellent et lorsque le soleil paraît, c'est en chantant que le régiment se remet en marche. Vers 10 heures, toute la division de cavalerie est rassemblée en plaine, aux environs de Meajux, la ch aleur est très.

A i3 heures on remonte à cheval, toute la division de cavalerie fait un rI-gauche. Sur la grand'route nous croisons une longue et lamentable théorie 'de campagnards qui fuient devant le Boche, en emportant tout ce qu'ils peuvent de matériel et de bétail. Triste souvenir des premiers jours de la guerre.

Vers 16 heures on s'arrête pour. Le colonel Pascal arrive à ce moment pour prendre le commandement du régiment; mais le soir même il reçoit une nouvelle affectation.

A 18 heures, alors que chacun se disposait à prendre un peu de repos, le régiment est alerté et remonte à cheval. On traverse Lizy-sur-Ourcq vidé de ses habitants et l'on continue vers le Nord; la nuit arrive et enfin, à 23 heures, on met.

Tout est calme, pas un coup de feu, pas un coup de canon. Cependant ordre est donné de former immédiatement un bataillon. Nous fournissons deux compagnies, commandées par le capitaine de Beauchêne et le lieutenant Marchai.

Les sections de mitrailleuses sous les ordres du lieutenant Genin. Vers 14 heures, des artilleurs viennent nous demander de leur céder la place, pour mettre en batterie. Que se passe-t-il? Tout est calme devant nous, cependant quelques fantassins passent sans armes en racontant qu'ils se battent depuis six jours et qu'ils ont perdu leur unité.

A 15 heures l'ordre arrive de nous porter le plus rapidement possible à l'ouest de Saint-Quentin-en-Valois. Une heure après la brigade met pied à terre dans le bois de Bourneville.

On forme le bataillon avec le même encadrement que la veille; le capitaine des Garets en prend le comman. A hauteur de Saint-Quentin le bataillon prend une formation d'attaque : les deux compagnies du 12e dragons accolées en ligne, la compagnie de Beauchêne en soutien, la compagnie Marchai reste à Saint-Quentin en réserve.

Les cavaliers sont seuls en ligne, ils ne rencontrent aucun élément d'infanterie, ils sont arrivés à temps pour boucher un trou. Ils savent que le Boche s'apprête à attaquer mais on ne possède aucun renseignement sur la situation exacte. A droite du bataillon de la. Oubliant les fatigues des kilomètres qu'ils viennent de parcourir, sans tenir compte des vides que le feu meurtrier des mitrailleuses ennemies creuse dans leurs rangs, les dragons de la 12e B.

Montmarlet et Montemafroy sont pris: Le bataillon se rassemble et s'installe aux lisières nord et est de ce dernier village. Il y passe la nuit et contient le Boche qui commence à réagir.

Le 2 juin, à lA heures, l'ordre est donné de reprendre l'attaque en direction de Passy-en-Valois. Le mouve. Les dragons bondissent et la poursuite se fait au pas gymnastique pendant plus de deux kilomètres. Dès le début de l'opération de nombreux prisonniers et des mitrailleuses sont ramenés vers l'arrière.

Mais les barrages de mitrailleuses se font de plus en plus denses et - c'est avec de grosses pertes que le bataillon atteint la grand'route, cote - Gandelu. Le capitaine des Garets et le lieutenant Bapst sont tués en entraînant leurs hommes à l'attaque. Le capitaine de Beauchêne prend le commandement du bataillon, mais blessé, il doit quitter le champ de bataille dans cet instant critique; car les Boches réagissent et contre-attaquent en force. De plus, la gauche du bataillon est complètement découverte, - car les éléments de la 3e D.

La position est intenable, il -faut revenir au point de départ. Le mouvement s'opère par petites fractions, on cède le terrain pas à pas et, sous tin feu meurtrier, on arrive aux lisières de Montemafroy, où ce qui reste du vaillant bataillon se retranche et arrête les Boches malgré plusieurs tentatives d'attaque. Au cours de cette dernière opération.

Les troupes furent merveilleuses de calme, malgré la situation précaire, et pendant toute la nuit, les 'patrouilles ne cessèrent de circuler entre les lignes pour ramener leurs camarades blessés au cours de l'action. Le 3 juin le calme se rétablit sur le front du bataillon, les Boches ayant trouvé leurs maîtres, arrêtent leur offensive et se retranchent.

Le soir, des éléments de la 6e D. Les hommes se remettent vite de leurs fatigues et ne cachent pas leur joie en voyant passer des troupes d'infanterie qui montent en ligne, car l'engagement de Saint-Quentin leur avait laissé une impression d'isolement qu'il était difficile d'expliquer.

A la suite de ce brillant succès, le régiiment est cité pour la deuxième fois à l'ordre de l'armée avec le motif suivant :. L,e 5 juin au soir, le général Lasson réunit les officiers et cavaliers de la B. Parti le 6 juin de Collinances, le régiment arrive en trois étapes dans la région de Méru Oise en passant par Goussainville, d'où l'on entend très distinctement les éclatements des projectiles de la grosse Bertha sur Paris et la banlieue.

Nous sommes au repos pour un mois, la remise en état des chevaux s'impose, après l'épreuve qu'ils viennent de subir. On profite de ce 'mois de tranquillité pour reprendre les cavaliers et terminer l'instruction des renforts qui arrivent vers le 15 juin.

2e régiment de Dragons

Le 14 juin, le colonel de la Font atteint par la limite d'âge quitte le régiment. Le colonel Dupertuis en prend le commandement mais trois jours après il est victime d'un accident et c'est le chef d'escadrons Blin qui le remplace jusqu'à l'arrivée du lieutenant-colonel de Fournas 25 juin. Le i5 juin le général Lasson, au cours d'une prise d'armes, fait M.

Cette époque marque le point culminant des succès de nos ennemis. Après trois mois d'offensives, ils ont atteint la Marne entre Château-Thierry et Dormans, ils ont poussé une.

Ils n'ont pu séparer les armées françaises et britanniques et la marche sur Paris n'est plus qu'un rêve. Les Allemands ont dû engager toutes leurs réserves au cours de ces offensives et c'est le moment choisi par Foch pour prendre sa revanche.

Les armées alliées, renforcées par l'appoint américain, vont attaquer sur tout le front. Nos ennemis n'enregistreront plus un seul succès; malgré leurs formidables travaux de défense, il leur faudra chaque jour lâcher du terrain, et c'est au cours de ces diverses retraites que les cavaliers espèrent, pouvoir profiter d'une fissure du front pour montrer aux Boches leurs qualités de pointeurs et de sabreurs. Le 12 juillet le régiment quitte la région de Gournay et marche toute la journée vers le sud.

On s'est arrêté deux heures à Heulcourt pour faire manger hommes et chevaux, le soir nous sommes en Seine-et-Oise, à Grisyles-Plâtres. Le lendemain 13, on se rapproche encore de Paris, nous sommes à Sarcelles, dans la banlieue nord.

Où allons-nous? A 21 heures on repart, on vient passer au Bourget, puis l'on change brusquement de direction et avec un regard de regret vers Paris nous remontons vers l'est. Le 14 juillet, à. Le 15 au soir, le régiment passe la Marne et marche vers le nord.

Deux étapes de nuit nous amènent en forêt de Compiègne que nous traversons dans la nuit du 17 au Tout le corps de cavalerie est dans la région. Si l'attaque américaine et française D. Nous y prenons contact pour la première fois avec les Américains qui ont fait une belle avance et ne doutent pas du succès; ils 'ont un moral excellent et fraternisent de suite avec nos cavaliers.

Les tanks ont heureusement coopéré à l'attaque et c'est la première fois. Nous y passons quinze jours au bivouac, la pluie n'y rend pas l'existence très agréable mais, malgré les mauvaises nuits passées sur le sol détrempé, le moral ne baisse pas et les cavaliers organisent chaque soir des concerts qui réunissent la brigade dans un décor de verdure.

Le 23 juillet, au cours d'une prise d'armes, le général Robillot décore le fanion du régiment d'une palme gagnée par la citation à l'armée obtenue pour les combats de Locre. Le 6 août le général Foch est promu maréchal de France et prend le commandement de toutes les armées alliées.

Deux étapes de nuit nous amènent le 10 août à proximité de Montdidier, une belle offensive s'est déclanchée le matin sur ce front et la ville est prise dans la jour. Nous passons les lignes et franchissons rapidement le plateau jusqu'à Fescamps. De nombreux prisonniers se hâtent vers l'arrière. L'escadron Barrière part en avant-garde, dépasse Fescamps, arive aux lignes d'infanterie et essaie en plusieurs points de les dépasser.

Mais partout il est accueilli par de violents tirs de mitrailleuses. Le Boche a battu en retraite toute la journée; mais il a réussi à rétablir sa ligne et il faudra monter une nouvelle attaque pour l'en déloger.

Le 12 août nous quittons Fescamps, traversons Montdidier, complètement détruit, et venons cantonner dans la région de Breteuil. Nous y restons quinze jours en position d'attente. Le 27 août le régiment est alerté à midi et part immédiatement par escadrons isolés, il dépasse Montdidier et vient bivouaquer dans le bois de la Boissières.

La brigade est à la disposition du 10e corps d'armée et a pour 'mission de chercher un passage dans les lignes ennemies et d'opérer sur leurs arrières en direction du canal du Nord. Le lendemain le 10e corps d'armée fait une belle avance et la brigade dépasse rapidement Roy, Carrepuis et Balâtre, que les Boches viennent de quitter. Trois reconnaissances sont parties en direction du canal du Nord, elles sont commandées par les lieutenants Marchai, de Courville et Paquy.

Elles atteignent rapidement les lignes d'infanterie mais malgré tous leurs efforts elles ne peuvent les dépasser; six chevaux sont blessés. Les Boches résistent sur le canal du Nord et défendent avec énergie la ferme de la Panneterie, que le 1 ge bataillon de chasseurs à pied attaque pendant trois jours. Nous ne pouvons rien faire tant que ce point d'appui n'est pas tombé, nous restons au bivouac à Margny-aux-Cerises et le lieutenant Coulont est détaché au P.

Le 2 septembre, le régiment quitte le bivouac de Margnyaux-Cerises et en trois étapes vient cantonner dans la région de Beau vais, où il restera quinze jours au repos. Le 18 septembre, le régiment quitte la région de Beauvais et Imarche vers le Nord.

Regimento interno pdf

En neuf étapes il arrive en Belgique, dans la région d'Herzelle. La division de cavalerie a pour mission de suivre l'attaque belge qui se déclanche le 29 septembre et de profiter' d'une fissure du front pour atteindre la Lys. Les troupes belges, appuyées par des divisions anglaises et françaises, sous le commandement du roi Albert Ier, remportent un beau succès dès le premier jour, à l'est d'Ypres, puis le 3o, nettoient la forêt d'Houtulst et s'emparent de la crête de Paschendaele.

Malheureusement les opérations sont compliquées par l'état du terrain complètement bouleversé, par le manque de route et contrariées par la pluie qui ne cesse de tomber.

Le régiment, après une nuit de bivouac à l'ouest d'Ypres, dans un terrain labouré de trous d'obus pleins d'eau, traverse le champ de bataille à l'est d'Ypres, sur un chemin de rondins, sous une pluie incessante.

De là on aperçoit Roulers, où les Boches résistent. Le 12e dragons est poussé en avant mais ses patrouilles ne peuvent dépasser les lignes d'infanterie. On passe la nuit et la journée du lendemain sur ce terrain, qui a été pendant quatre ans le champ de caries horribles des Belges et des Anglais; il est couvert de fils de fer et complètement bouleversé. La pluie des derniers jours l'a transformé en marécage. Le 3 octobre, la division de cavalerie est ramenée à l'arrière et le régiment occupe la zone Kaines-Hoffland jusqu'au A cette date les opérations vers la Lys reprennent, et le 16 octobre, le régiment est dans la région d'Ardoye, en étroite liaison avec l'infanterie, aux moyens de patrouilles commandées par les lieutenants Coulont et Delpon et les maréchaux des logis Pollet, de Chavannes, Joseph et Berland.

Ces patrouilles ont pour mission de renseigner le commandement sur la situation des lignes et les opérations de l'infanterie pour permettre à la cavalerie de profiter du premier trou qui se produira dans la ligne ennemie. Pendant dix jours le régiment continue cette "mission ingrate, de stationner derrière une ligne avec l'espoir de marcher à tous moments. Puis, le 28 octobre, aucune occasion de nous utiliser ne s'étant présentée, la division de cavalerie vient stationner dans la région de Roulers.

Le régiment est cantonné dans la zone de Gitsberg et des fermes avoisinantes. Depuis trois mois, par des attaques répétées, les Alliés --n'ont cessé de refouler les Allemands sur l'ensemble du front.

Pour résister à notre marche victorieuse, nos ennemis ont dû engager leurs dernières réserves; ce qu'il leur reste de leur formidable matériel est en mauvais état et c'est pour éviter un désastre militaire qu'ils viennent supplier les Alliés de leur accorder un armistice d'un mois. Des clauses-sévères leurs sont imposées et en attendant leur réponse, les opérations militaires continuent.

C'est dans ce petit vilage des Flandres, au milieu de la nuit, que nous apprenons que les Boches viennent d'avouer leur défaite en signant l'armistice. Nos cavaliers sont moins exubérants mais ils ne cachent pas leur joie et leur fierté d'avoir coopéré à cette magnifique victoire pour laquelle tant de leurs camarades sont tombés.

Il se rend le jour même à Roubaix, où la population lui fait une ovation enthousiaste pendant toute la traversée de la ville, car nous sommes les premiers soldats français qu'ils revoient depuis quatre ans.

Le i5, le régiment est divisé. Le ier demi vient à Lille- avec l'état-major et s'installe au quartier Kléber, le 36 escadron va à Tourcoing et le 46 reste à Rouibaix. Cette situation dure jusqu'au 26 novembre, à cette date le régiment rejoint la division. Au cours de la première étape, le lieutenant-colonel de Fournas présente au régiment l'étendard, que le lieutenant de Mezerac a été chercher au dépôt.

Nous traversons les anciennes lignes à Armentières et en dix étapes, nous arrivons dans l'Oise. Après un court séjour dans la vallée de Villé, le régiment descend dans la ,plaine et vient s'installer à Colmar, à l'ancien quartier des Dragons, puis à Mulhouse. Dans ce magnifique pays, au milieu de ces braves Alsaciens dont près de cinquante ans de joug allemand n'ont fait qu'accroître leur amour pour la France, on oublie vite les fatigues et les moments pénibles de la guerre, et l'on comprend mieux combien il doit en coûter aux Boches de nous restituer cette belle province.

Le f7 mai, le régiment s'embarque à Colmar pour se transporter en Allemagne et renforcer les effectifs d'occupation. Il débarque le mai à Oberwesel et va cantonner dans la région au sud de Boppard. Dans ces villages rhénans, le Français passait pour un cruel et irrésistible ennemi, mais qu'importe : nous sommes vainqueurs et nous montrons à nos ennemis, par notre tenue et notre discipline, que nous ne sommes pas ce qu'ils peuvent croire et ils sont obligés de reconnaître notre générosité.

Pour agrémenter ce séjour, des promenades en bateau sont organisées sur le Rhin; tous les éléments de la division y prennent part. Le 17 juin, le régiment est appelé sur la rive droite du Rhin et se rend par étapes au sommet de la tête de pont de Coblenz, où il relève aux avants-postes les Américains, à ro kilomètres au sud d'Altenkirchen. Il est cantonné dans la région de Putenbach, à Reichenstein, Daufenbach, etc. Si l'ennemi refuse de signer le traité de paix, le régiment doit, dès le 23 juin au soir, franchir la ligne des.

Jusqu'au dernier moment, les Allemands essayent d'obtenir des concessions, mais lorsqu'ils voient qu'ils se heurtent à une résolution inébranlable des gouvernements alliés, et que l'heure maigrir kefir recette de 7 heures du soir va sonner, alors ils s'empressent d'accepter une paix juste et généreuse entre toutes. Après avoir été des premiers sur la brèche, puisque le ier août il était aux avant-postes sur la Vesouze, le régiment a aussi l'honneur d'y rester des derniers.

Néanmoins, il emporte les plus amers regrets en quittant une division et une brigade auxquelles il avait appartenu pendant cinq ans, et dans lesquelles s'étaient noués au combat des liens étroits de camaraderie ot de solidarité. Il emporte aussi un souvenir respectueux et reconnaissant des chefs éminents qui l'ont toujours conduit sur le chemin de l'Honneur et de la Victoire.

Ensuite la bataille, les longs stationnements sous le feu, car il n'est pas encore l'heure, les vacillements révélateurs de l'épuisement dans le front ennemi, qui s'écroule enfin comme un grand mur sous l'inondation des vagues de cavalerie, le fantassin boche piqué à terre de nos lances enfiévrées, les batteries enlevées, les convois saccagés, les colonnes de secours dispersées et détruites, l'anéantissement de l'ennemi, la Victoire enfin dans une apothéose I peut-être aussi des heures sombres.

Tout cela, cavaliers denous l'avions appris, nous en avions fait notre substance, notre devoir, notre passion! Tout cela était notre rêvel Tout autre fut la réalité. Si nos cavaliers furent des lions à l'attaque, des rocs dans la défense, s'ils ont été des héros de ténacité joyeuse dans la houe de la tranchée, s'ils ont relevé et entraîné à leur suite des courages hésitants sous l'écra.

Le livre d'or qui va suivre dira dans quelle mesure ces sacrifices ont été consentis au 4 e dragons. NOEL G.