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Dans ces statuts une seule chose lui appartient: le plan. Les divers ornements destinés aux fêtes, nous dit-il dans un style que nous sommes obligé de simplifier pour le rendre intelligible, fournissent à la curiosité un aliment inépuisable. Les rôles des tailles levées à Paris de àpuis en nous offrent des informations plus précises.

Nous avons fait le même travail pour le rôle de et nous y avons compté 5, contribuables voués aux professions mécaniques. Nous allons donner le recensement des artisans de chaque métier. Aux chiffres qui nous sont fournis par les rôles de et de nous ajouterons ceux que nous avons trouvés dans les statuts et dans quelques autres documents. Le tableau suivant présentera aussi les explications nécessaires sur les industries qui y figurent.

La draperie parisienne, sans atteindre le même développement que celle de Flandre, avait pris une assez grande extension. La capitale était une des [p. Le Dit du Lendit rimé parle des draps parisiens [50] qui sont également mentionnés dans les tarifs des marchandises vendues aux foires de Champagne [51].

De tous les gens de métiers inscrits dans le rôle deles drapiers sont certainement les plus imposés, et par conséquent les plus riches. La mercerie était aussi très-florissante à Paris et y attirait un grand concours de marchands de tous les pays [53]. On comptait un grand nombre de fripiers dans la paroisse des Saints-Innocents [63].

Les attachiers demeuraient sur la paroisse Saint-Merry, car, durant le carême, ils cessaient de travailler quand complies sonnaient à cette église [64]. Indépendamment de cette cause générale, plusieurs corps de métiers [p.

Au mois de février n. Les billonneurs domiciliés sur le Grand et le Petit-Pont furent compris dans cette exception, les autres durent se conformer à la mesure prise par le prévôt [68]. Elle était située au nord du Grand-Châtelet [71]et désignée aussi sous les noms de boucherie Saint-Jacques, du Grand-Châtelet et de la porte de Paris.

Les étaux des bouchers de Sainte-Geneviève se trouvaient dans la rue du même nom. Dom Bouillart attribue à Gérard de Moret, abbé de Saint-Germain des Prés, la création de la injection botox alma rennes du bourg de ce nom [74].

Le défaut de [p. La charte rédigée à cette occasion, le mercredi 29 mars n. Indépendamment de ces seize étaux, la même rue en contenait trois autres qui ne sont pas compris dans le bail. Il était permis à ces bouchers de faire écorcher [p.

Le 2 novembrele dauphin Charles autorisa le prieuré de Saint-Éloi à établir six étaux à bouchers dans sa terre située près de la porte Baudoyer et au delà de la porte Saint-Antoine.

Mentionnons enfin la boucherie du bourg de Saint-Marcel et celle du Petit-Pont, qui était sous la juridiction de Saint-Germain-des-Prés [83].

Le corps de métier était une personne morale. Ainsi, enPhilippe-Auguste accensa aux drapiers de Paris, pour liv. En janvier n. Eudes, maître des bouchers, au nom de la communauté, affecta en garantie du payement du surcens aux termes fixés 60 s. A défaut de payement à échéance, Philippe et Émeline stipulèrent une indemnité de 12 den.

Outre leurs revenus ordinaires, tels que loyers, cens, rentes, etc. Ainsi [p. Les exploits de justice et même les revenus dans leur ensemble étaient quelquefois affermés. Le vendredi après la Saint-Jacques et la Saint-Christophe 25 juilletchaque boucher payait le loyer de son étal et passait un nouveau bail.

Les corporations industrielles avaient-elles un sceau? Parmi les corporations parisiennes, bien peu possédaient un sceau. Il a pour type saint Éloi, et pour légende les mots: Sigillum confratrie sancti Eligii aurifabrorum [98]. Le Livre des métiers contient déjà des dispositions pieuses et charitables.

Le boulanger, qui cuisait un jour de fête chômée, encourait, par fournée, une amende de 2 s. Chez les tapissiers de tapis sarrazinois []la moitié des amendes était, par les soins des gardes du métier, distribuée aux pauvres de la paroisse des Saints-Innocents []. Les tailleurs de robes, les cordonniers et les gantiers en consacraient une partie au soutien de leurs confrères indigents [].

Chez les fabricants de courroies, il servait, ainsi que le droit de réception à la maîtrise, à mettre en apprentissage les fils de maîtres devenus orphelins et privés de ressources []. Si les faits que nous venons de citer ne prouvent pas nécessairement que les corporations formassent, dès le XIII e siècle, des confréries religieuses, ils témoignent du moins des sentiments de piété et de charité qui devaient amener la création de ces confréries.

Les statuts du Livre des métiers ne sont pas assez explicites à cet égard pour nous permettre le juger exactement du développement que ces associations pouvaient avoir atteint dès cette époque. Un article du statut des orfévres nous autorise à faire remonter au même temps la [p. Il en était de même des regime in oman cordonniers, qui naturellement avaient pris pour patrons saint Crépin et saint Crépinien [].

Les orfévres se partageaient entre plusieurs confréries, parmi lesquelles nous avons déjà signalé celle de Saint-Éloi [] et celle de Saint-Denis et de ses compagnons. Il faut y joindre la confrérie de Notre-Dame-du-Blanc-Mesnil, instituée, pendant le XIV e siècle, au village de ce nom, pour ne pas parler de celle de Saint-Anne et de Saint-Marcel, dont la création ne date que de [].

Les bouchers de la Grande-Boucherie, qui, le jour de leur confrérie, célébraient la Nativité de Notre-Seigneur, y admettaient tous ceux qui désiraient en faire partie [].

Tous les lundis, le service divin était célébré à Notre-Dame devant les images des saints Crépin et Crépinien pour les compagnons cordonniers [].

Les confréries rendaient à leurs membres les derniers devoirs. Dans la [p. La confrérie fournissait quatre torches pour ces cérémonies, ainsi que pour le baptême des enfants des confrères [].

Si le défunt ne laissait pas de quoi se faire enterrer, la confrérie faisait les frais du linceul et des cierges []. Les confrères, parés de leurs plus beaux habits, se réunissaient [p. Le nouveau dignitaire faisait un don à la confrérie []. Lorsque cette fête tombait un jour maigre, le [p. Il avait lieu le dimanche après les Étrennes, à moins que la confrérie de Notre-Dame ne tombât ce jour-là.

On donnait à tous les pauvres qui se présentaient un pain, et, lorsque le pain était épuisé, une bonne maille. Le pain et le vin de reste revenaient aux maladreries et aux hôtels-Dieu de la banlieue qui le demandaient. Chez les tailleurs de Soissons, le confrère pauvre qui tombait malade recevait des secours sur la caisse de la confrérie []. Les membres qui se trouvaient débiteurs de plus de 6 d.

Ces fonds étaient exclusivement employés à secourir les ouvriers malades; pendant la maladie, on leur donnait 3 s. Chaque apprenti, à son entrée en apprentissage, dut payer 4 sous parisis. Pour le confrère non-commerçant, ce droit était remplacé par une cotisation de 8 sous, payable à Noël et destinée au même usage []. Chez les orfévres, elles étaient également versées dans la caisse de la confrérie, ainsi que les bénéfices réalisés par celui qui, son tour venu, avait ouvert boutique un jour chômé [].

A la tête de la confrérie se trouvaient des administrateurs particuliers, appartenant au métier, élus pour un an par les confrères auxquels ils rendaient leurs comptes en sortant de charge. Des actes relatifs à une maison de la rue aux [p. Les corporations nommaient un ou plusieurs de leurs membres pour répartir le montant de la taille et vérifier la recette [].

A la différence de celui-ci, qui parcourait les rues en patrouille, le guet bourgeois était à poste fixe []. Les métiers soumis au service étaient un peu plus de vingt et un.

Un arrêt du Parlement, de la Pentecôtenous [p. Une ordonnance du roi Jean, du 6 mars n. Cependant les cordonniers pouvaient, dès le temps de la reine Blanche, se faire remplacer par leurs ouvriers []et les couteliers jouissaient depuis Philippe-Auguste du même privilége [].

Plusieurs métiers avaient affermé du roi le revenu du guet auquel ils étaient soumis et dont ils se déchargeaient sur des remplaçants. De ce nombre étaient les tisserands. Chaque fois que leur tour était arrivé, ils fournissaient soixante hommes et payaient 20 s. Le maître du métier était chargé de convoquer le guet et, à ce titre, sergent juré du roi [].

Il forçait même les [p. Il ne resta environ que seize familles de tisserands dans le domaine royal. Ainsi, ils obtinrent comme une faveur de quitter une situation privilégiée, que les circonstances avaient rendue onéreuse, pour rentrer dans la condition commune.

Plusieurs corporations cependant se rachetaient du service par une redevance en nature ou en argent. Le 6 mars n. Le guet bourgeois était commandé par le prévôt ou par son lieutenant. Les changeurs, les orfévres, les drapiers, les taverniers, revendiquaient le privilége de ne guetter que sous le commandement personnel du prévôt, mais la jurisprudence constante du Parlement se montra contraire à cette prétention.

Une tradition, transmise de père en fils chez les mortelliers et tailleurs de pierre, faisait remonter leur privilége à cet égard au temps de Charles-Martel []. Les maîtres et clercs du guet obligeaient les barbiers à guetter, bien que le registre des métiers ne leur imposât pas cette charge. Mais ils ne se bornaient pas à y assister, ils contribuaient aux divertissements offerts à la foule.

Nous savons par [p. La veille de cette fête, vingt-huit des séditieux furent pendus aux quatre portes de la ville []. Un autre chroniqueur porte à quatre-vingts personnes le nombre des gens de métier qui subirent ce supplice []. Est-ce, comme le pense M. Le jeudi 22 février n. La population laborieuse, qui obéit, enà un mouvement tout spontané, agit ici au contraire avec une [p. La sédition des maillotins, qui eut lieu le 1 er mars n. Cette défense était sanctionnée par la confiscation et la peine capitale [].

Entrée en apprentissage. Si les statuts ne parlent pas de la capacité requise pour entrer en apprentissage, ils exigent booty black lyrics patron certaines garanties. On tenait compte aussi de sa moralité []. La plupart des statuts limitent le nombre des apprentis.

Grâce à la dérogation que subissait la règle en faveur de la [p. Les corporations veillaient au maintien de cette restriction. En n. Quant à la durée, ce minimum était [p. On comprend en effet que, de cette façon, les vacances étaient rares et que les apprentis ne se succédaient pas rapidement.

Cette libérale mesure ne fut sans doute pas appliquée, car on voit en n. Dans certaines circonstances, cet officier plaçait lui-même [p. En vertu de son autorité, une enfant de cinq ans, abandonnée par son père, entre en apprentissage chez une fripière []. Les enfants de corroyersdevenus orphelins et pauvres, étaient mis en apprentissage aux frais de la corporation [].

Avant de commencer son apprentissage, il payait, ainsi que son patron, un droit de 5 s. Chez les boucliers de fer, le produit de ce droit servait en partie de cautionnement pour garantir aux maîtres le payement de ce qui leur était dû par les apprentis []. Il exécutait tous les travaux que son maître lui commandait [].

En cas de maladie, les frais de médecin et de traitement étaient supportés par weleda soin visage grenade bio parents []. Par contre, le patron lui faisait remplir exactement ses devoirs religieux. Il y avait même danger à lui confier des marchandises, quand il était enfant, et les chandeliers ne furent sans doute pas les seuls à le reconnaître.

Un certain Jean Persant dit [p. Il [p. Guérin le Bossu, à la fois tavernier, hôtelier et drapier, promet à un apprenti 4 fr. Un apprenti pelletier demande judiciairement à son maître de pourvoir à son entretien et de le faire gagnerou de lui rendre sa liberté [].

Gardait-il ces journées pour [p. Celui-ci devait avoir acquis une certaine expérience et obtenir des gardes-jurés un certificat de capacité []. Le maître était responsable des contraventions professionnelles commises par son apprenti []. En voici un autre qui du service de Jean Tiphaine, pelletier, était passé à celui de Richart le Maire, pelletier-fourreur, ayant-cause du premier [].

Le statut des fileuses de soie à grands fuseaux veut que la convention soit passée devant les deux jurés, qui percevaient sur chaque [p.

Chez les fileuses de soie à petits fuseaux, les gardes avaient le même droit et de plus dressaient acte du contrat [].

Les ouvriers sans ouvrage se réunissaient [p. Mais, bien entendu, les patrons emmenaient ou envoyaient leurs ouvriers chez les clients, et ceux-ci pouvaient même [p. Toutefois, sur ce dernier point, les corporations se montraient plus ou moins libérales. En outre, le travail en ville échappait à la surveillance des gardes-jurés. Ainsi les lormiers faisaient coudre leurs harnais hors de chez eux []. Les chapeliers de coton employaient aussi des ouvriers en chambre []. Les merciers donnaient leur soie à des ouvrières qui la filaient et la travaillaient à domicile [].

Il est difficile de dire lequel de ces deux modes de travail était le plus commun. Chez les fourbisseurs, le nombre de ces ouvriers à demeure était restreint à un par atelier, à deux pour le fourbisseur du roi []. Elle se composait donc nominalement de seize heures [p. Mais il faut en retrancher les heures de repas. Ainsi les ouvriers foulons, promettant de travailler consciencieusement pour leurs patrons, distinguent les vesprées des journées et des façons [].

Sur la plainte des ouvriers, le prévôt de Paris ordonna que la vesprée ne durerait pas au delà du soleil couchant []. La journée des ouvriers mégissiers, [p. Le samedi et la veille des jours fériés, ils pouvaient quitter leur ouvrage au troisième coup de vêpres sonnant à Notre-Dame [].

Cela faisait plus de treize heures et demie de travail effectif. La journée commença dès lors à six heures du matin pour finir à cinq heures du soir; elle était suspendue une demi-heure pour le déjeuner et une heure pour le dîner.

Nous savons, par exemple, que le jour était annoncé, au son du cor, par le guetteur [p. Les conditions du marché du travail peuvent donc seules nous fournir quelques lumières sur le taux des salaires. Dans quel rapport la population ouvrière à Paris se trouva-t-elle avec les besoins de la production du commencement du XIII e à la fin du XIV e siècle? Cette [p. Aussi voit-on les maîtres tailleurs se préoccuper des estranges varlez qui venaient à Paris et y exerçaient le métier en cachette [].

Les ouvriers teinturiers étaient si nombreux que la moitié demeurait quelquefois sans ouvrage []. Les fabricants occupaient en outre des ouvriers des environs, qui naturellement se faisaient payer moins cher que ceux de la ville. Enfin, en dépit des règlements, ils se faisaient aider par leurs domestiques [].

Sans doute la population ouvrière a beaucoup augmenté [p. Ce marché était naturellement soumis à des fluctuations, à des révolutions. La grande ordonnance de police de n. Les variations monétaires, si fréquentes au XIV e siècle, changeaient la valeur réelle des salaires et obligeaient le roi à les faire taxer. Le patron, de son côté, ne lui donnait pas congé arbitrairement. Quelquefois le patron, soit volontairement, soit par suite de mauvaises affaires, redevenait simple ouvrier et travaillait pour ses anciens confrères [].

Leurs rapports avec les patrons donnaient même lieu quelquefois à des procès []. On le passait devant les [p. De ces vingt, [p. Ce droit fut le prix dont les artisans engagés [p. La vénalité des maîtrises, qui avait signalé la transition du travail plus ou moins servile au travail libre, puis était devenue, lors de la rédaction du Livre des métiersparticulière à un petit nombre de corporations, reçut dans les siècles suivants une extension croissante à proportion des progrès de la fiscalité.

Le montant était fixé au maximum par régime crétois adapté wikipedia statuts []ou variait au gré du fermier []. Dans les corps de métiers où la maîtrise devint vénale, elle resta généralement gratuite pour les fils de patrons []. Boileau, ils avaient quelquefois ce privilége. En épousant au contraire un membre de la corporation, fût-ce un apprenti ou un ouvrier []elle ne perdait pas son privilége.

Seuls les boulangers de certains quartiers jouissaient de la franchise. Chez les bouchers de Sainte-Geneviève, le dîner fut remplacé à la fin du XIV e siècle par un droit de six liv. Certaines corporations exigeaient caution. Celle que donnaient [p. On crut devoir prendre cette précaution parce que certains fourbisseurs avaient emporté les armes de leurs clients []. Le même délai était accordé aux meuniers du Grand-Pont []. Les gainiers et fabricants de boucliers renouvelaient ce serment tous les mois [].

Pendant son stage, le candidat payait au roi 25 den. Celui-ci présentait au maître un pot de terre neuf, rempli de noix et [p. Après quoi on entrait et on célébrait à table la maîtrise du nouveau confrère. Le maître de la corporation fournissait le feu et le vin, mais il était indemnisé par la cotisation des convives, fixée à un denier par tête []. Ce monopole [p. Le 17 avrilCharles V qui venait de monter sur le trône, donnait à Guillaume Haussecul et à sa postérité directe un étal de la Grande-Boucherie [].

Il fallut un arrêt du Parlement 15 juin pour le faire mettre en possession. Cette subtilité ne fut pas [p. EnJehannot le Boucher avait obtenu la même faveur de Charles le Bel []. Outillage et locaux industriels. Les étaux de la Grande-Boucherie appartenaient à la communauté, qui les louait tous les ans []. Le montant de ces loyers était nécessairement très-variable. Les marchandises garantissaient le payement du loyer. Quand un boucher de Sainte-Geneviève ne payait pas le terme de son étal, qui était de 25 s.

Signalons, à titre de curiosité, le bail de la maison dite le Parloir aux bourgeoisentre le Châtelet et Saint-Leufroi. Jehan et Bourgot Le maréchal-ferrant, qui [p. Le concessionnaire payait en outre une redevance annuelle []. Le voyer appréciait le dommage qui pouvait en résulter pour le public et fixait les mesures que le concessionnaire ne devait pas dépasser [].

Les seigneurs justiciers avaient aussi leurs voyers []. Le 15 maile prévôt de Paris ordonna par cri public aux marchands de débarrasser la chaussée de leurs étaux et étalages []. Les baies comprises entre ces montants étaient occupées par des vantaux []. Les auvents en bois ou en tôle, les étages supérieurs qui surplombaient le rez-de-chaussée, venaient encore assombrir les intérieurs.

Les drapiers, par exemple, tendaient des serpillières devant et autour de leurs ouvroirs. Le prévôt de Paris les interdit comme interceptant le jour et empêchant de discerner la qualité des étoffes.

Ces auvents auraient la même saillie et le passage resterait libre dessous pour les piétons et les cavaliers. Cependant si le drapier avait pour voisin un pelletier, il pouvait placer entre son atelier et celui du pelletier une serpillière de trois quartiers de largeur pour protéger ses draps contre le poil et la craie. Les clients qui entraient [p. Quant aux dimensions des étaux et des ateliers, nous avons trouvé des étaux de trois pieds []de cinq pieds []de cinq quartiers []des étaux portatifs de cinq pieds [].

Les étaux des Halles étaient tirés au sort entre les maîtres de chaque métier []. Lorsque nous nous occuperons de certains métiers à un point de vue technique, nous traiterons de la provenance et de la qualité des matières premières propres à ces métiers.

Les matières premières qui entraient à Paris, devaient être portées aux Halles, où elles étaient visitées []. Les fabricants ne [p.

Un marchand, ayant offert un prix supérieur, se rendit acquéreur de ces cuirs moyennant 3 fr. Si ce droit était [p. Pour exercer le droit dont nous venons de parler, il fallait posséder la maîtrise dans sa plénitude. Lorsque [p. Le tiers intervenant devait payer comptant ou au moins dans un délai très-rapproché [].

Il devait encore le prix de dix-neuf douzaines. On verra que le droit des tiers de prendre [p. Nous traiterons successivement à ce point de vue des sociétés commerciales, du cumul des professions, des jours chômés et de la morte-saison, des coalitions.

Aussi certaines corporations défendaient les sociétés de commerce []. Le jurisconsulte traite dans ce chapitre des associations les plus différentes, telles que la communauté entre époux, la société taisible, les sociétés commerciales, [p. On pouvait être en même temps tanneur, sueur, savetier et baudroyeur, boursier et mégissier []. Le tapissier de tapis sarrazinois avait le droit de tisser la laine et la toile après avoir fait un apprentissage, et réciproquement, le tisserand fabriquait des tapis à la même condition [].

Les statuts des chapeliers de paon prévoient le cas où un chapelier réunirait à la chapellerie un autre métier []. La profession de tondeur de drap était incompatible avec une autre industrie, mais non avec le commerce ni avec des fonctions quelconques []. Il était permis aux émouleurs de grandes [p. Les femmes de patrons ne se bornaient pas à aider leur mari dans leurs affaires, à tenir par exemple les écritures [] ; elles grossissaient encore les revenus du ménage en faisant des affaires de leur côté.

Le samedi et la veille des fêtes, le travail ne durait pas au delà de nones, de vêpres ou de complies. Dans [p. Certaines industries connaissaient la morte-saison. Les coalitions étaient interdites entre fabricants comme entre ouvriers. On se coalisait aussi pour obtenir une réduction des heures de travail []. Les cuirs étaient ensuite portés à la halle aux tanneurs et revendus au tanneur qui se portait dernier enchérisseur; puis tous les membres présents se partageaient la plus-value.

Le Parlement interdit cette coalition par un jugé du 9 août []. La justice [p. Assurément la plupart des fabricants faisaient de bonnes affaires; mais il y en avait aussi qui vivaient dans la gêne, qui étaient pauvres en quittant les affaires, qui tombaient en déconfiture.

Il y avait parmi les fourbisseurs et les armuriers des gens pauvres, habitant les faubourgs, qui, ayant peu de chances de vendre dans leurs boutiques, avaient la permission de colporter leurs armures [].

On se rappelle que des chaussetiers établis avaient dû renoncer à travailler pour leur compte et rentrer dans la classe des simples ouvriers []. Élection des gardes-jurés. La surveillance était presque toujours exercée par des membres de la corporation, auxquels les statuts donnent les noms de jurés et de gardes []. Un article mal compris de certains statuts a fait croire que les gardes-jurés étaient nommés par le [p. Il eût été assurément bien embarrassé pour choisir parmi les gens du métier les plus dignes de remplir les fonctions de syndics.

Les élections étaient faites par tous les gens de métiers établis et par eux seuls. Nous avons peine à comprendre comment Leroy, lisant dans les statuts des orfévres que les gardes-jurés étaient élus par les prudhommes du métier, a pu voir dans ce [p.

Ils jouissaient de ce droit chez les fabricants de boucles []les foulons []les mégissiers []les corroyeurs []les [p. Les électeurs étaient convoqués par un huissier audiencier du Châtelet []. Chez les foulons et les merciers, les gardes-jurés sortants nommaient leurs successeurs []. En général les gardes-jurés étaient au nombre de deux et nommés pour un an. Les foulons renouvelaient les leurs tous les six mois []. La principale attribution des gardes consistait à faire des [p.

Elles avaient lieu quelquefois la nuit []. Les gardes-jurés avaient le droit de requérir des sergents du Châtelet pour se faire assister dans leurs opérations []. Les saisies étaient faites aussi à la requête du procureur du roi au Châtelet pour des contraventions qui avaient échappé à la connaissance des gardes-jurés [].

On pense bien que ces visites ne se faisaient pas sans résistance. Les gardes se voyaient refuser la porte des ateliers et étaient exposés à de mauvais traitements []. Les gardes-jurés apposaient une marque sur les marchandises qui avaient subi leur examen; cette marque était différente suivant que cet examen avait été favorable ou non.

Les condamnations pécuniaires prononcées par le prévôt étaient exécutées par les sergents []. Les fonctions des gardes-jurés ne les exemptaient pas de surveillance; elle était exercée sur eux par des confrères que désignaient les corporations []. Rechercher et signaler les infractions aux statuts, telle était [p.

Les fonctions des gardes-jurés entraînaient pour eux certaines dépenses, ils avaient à payer, par exemple, les vacations des sergents qui les accompagnaient dans leurs visites []. Lorsque leur mandat expirait, ou même, si la corporation le demandait, pendant sa durée, ils rendaient compte de la part [p. Les bouchers de la Grande-Boucherie avaient une administration et une juridiction complétement autonomes.

Les officiers qui y présidaient étaient le maître et les jurés. Le maître déléguait un homme de loi pour exercer la juridiction avec le titre de [p. Mais il était tenu en principe de présider les audiences qui avaient lieu le mardi, le jeudi et le dimanche.

Ce tribunal ne connaissait pas seulement des affaires professionnelles, mais de toutes celles où le défendeur était un boucher []. Le maître percevait le tiers des revenus judiciaires, les deux autres appartenaient à la communauté. En effet les jurés dont les pouvoirs expiraient désignaient quatre bouchers qui nommaient les quatre nouveaux jurés et qui pouvaient se nommer eux-mêmes ou renommer les précédents.

Les finances de la corporation étaient administrées par les jurés qui rendaient compte de leur gestion tous les ans au maître et à des commissaires spéciaux. Le maître ne devait faire aucune recette ni aucune dépense pour la corporation; contrôleur, il ne pouvait être en même temps comptable.

Ceux-ci se faisaient accompagner dans leurs visites par les écorcheurs que la corporation avait appelés aux fonctions de greffiers et de sergents []. Il arrivait cependant au maître de constater par lui-même des infractions aux statuts []. Le nom de maître désignait aussi le lieutenant de certains officiers de la maison royale, celui qui les représentait dans leurs rapports avec les métiers placés sous leur dépendance. Il vendait le métier de fripier [].

Son maire connaissait de toutes les causes professionnelles des fripiers, privativement au juge de leur domicile []. Chaque année, le dimanche après la Trinité, tous les pelletiers de Paris se réuniront, selon leur ancien usage, dans la halle de la pelleterie. Le grand chambrier vendait des lettres de maîtrise aux gantiers et aux ceinturiers et gardait pour lui une partie du prix.

Chaque maîtrise de gantier lui rapportait 17 den.

Regime homme equilibre 09

Le maître des gantiers, celui qui vendait les lettres de maîtrise au nom du grand chambrier, statuait sur les contestations [p. Les amendes se partageaient entre le roi, son grand officier et les jurés []. Enfin en n. Le métier de savetier appartenait aux écuyers du roi. Le chef de la corporation, institué par eux, le vendait en leur nom moyennant un prix dont le maximum était fixé à 12 den.

Le maître des savetiers recevait aussi les plaintes pour malfaçons, et condamnait le coupable à des dommages-intérêts envers le plaignant et à une amende de 4 den. Le grand panetier vendait à son profit le métier de boulanger, et exerçait la basse justice sur les membres de la corporation. Il avait pour lieutenant un boulanger qui, sous le titre de maître des talemeliers, percevait les amendes et rendait les jugements.

Le grand panetier instituait aussi 12 gardes-jurés qui étaient pris dans le sein de la corporation. La même enquête reconnut que, dans le cas où le maître et les gardes exerceraient négligemment leur surveillance, le prévôt de Paris pourrait les requérir de faire des visites et nommer des bourgeois pour les faire avec eux [].

Le [p. La disette passée, le grand panetier recouvra sa juridiction sur la boulangerie; mais, de son côté, le prévôt ne perdit pas celle que des circonstances extraordinaires lui avaient fait attribuer. Harpin, seigneur de Herquin, panetier de France, réclama auprès de Louis X la connaissance des faits incriminés. Cet officier ne se résigna pas tranquillement à partager avec le prévôt la surveillance des boulangers. En validant, au mois de juilletle règlement adopté par les commissaires, le roi autorisa le prévôt à instituer, en aussi [p.

Les boulangers de tout le royaume payaient quelquefois au grand panetier un droit de joyeux avénement. Le 7 janvier n. Il percevait annuellement sur chaque forgeron 6 den. Charles VI confirma par des lettres patentes du mois de septembre les prérogatives de la maréchaussée de France []. Philippe le Bel dépouilla le premier de sa juridiction pour faire cesser ses empiétements sur les justices seigneuriales [].

Le second conserva la sienne, dont le siége était au Palais. Les barbiers, dont la profession comprenait la partie la plus élémentaire de la médecine et de la chirurgie []étaient soumis à la juridiction du barbier du roi qui avait dans la maison royale le rang de valet de chambre. Sous le titre de maître des barbiers, il administrait la corporation []jugeait les causes professionnelles []pouvait déléguer son autorité à un lieutenant et était assisté dans la police du métier par quatre jurés.

Les amendes et les confiscations profitaient partie au roi, partie à la corporation. Des droits sur les métiers, tels que ceux qui étaient attachés à la charge de certains officiers de la maison royale, devenaient parfois la propriété héréditaire de simples particuliers. Cette propriété consistait dans tous les revenus des cinq métiers, notamment dans les produits de la juridiction.

A la fin du XIV eils appartenaient à celle des Chauffecire qui rappelaient la donation faite à Thece, leur auteur, et qui les [p. Au commencement du XIV e siècle, la même abbaye obligeait le prévôt du chambrier de France à lui rendre des chaussures en basane saisies au bourg Saint-Médard [].

Malgré ces précédents, le parlement déclara les procédures, qui avaient donné lieu au procès, iniques et abusives; mais les motifs produits par le chapitre donnent à penser que la cour fut amenée à juger dans ce sens par cette considération que le bourg de Saint-Marcel était distinct de la ville et avait une réglementation et une police industrielles indépendantes []. Il ne faut donc pas conclure de [p. En somme, les droits des officiers de la maison du roi ne prévalaient pas sur ceux des seigneurs justiciers.

Mais ce principe avait subi des dérogations, du consentement même des intéressés. Philippe le Hardi, faisant au mois de janvier n. La prétention de la royauté à cet égard semblait justifiée par la nature des attributions du prévôt de Paris. Il avait donc bien des titres pour être investi de la [p. Elle lui fut conférée par des ordonnances royales en, []. Cet officier instituait les gardes-jurés, recevait leurs rapports, touchait une partie des amendes, conservait les registres où, dès une époque reculée, les corporations soumises à sa juridiction avaient fait insérer leurs statuts, et leur en délivrait des expéditions sous le sceau de la chambrerie.

Enle même chapitre de Saint-Marcel revendique contre le barbier du roi la juridiction de tous les métiers dans le bourg de Saint-Marcel, juridiction qui comprenait notamment la vérification des mesures []. Approvisionnement en grains. En traitant cette partie de notre sujet, nous avons dû nous placer à un point de vue général et laisser de côté les questions qui se lient intimement au caractère professionnel de chaque métier et lui donnent sa physionomie particulière.

Les grains arrivaient à Paris par terre et par eau. Selon [p. Cela ne résulte pas, comme il le prétend, des statuts des mesureurs []non plus que du nombre de mesureurs attachés à chacun des trois marchés au blé par le roi Jean []et par Charles VI []car le blé venu par bateau pouvait se vendre non-seulement au marché de la Grève, mais aussi dans les deux autres.

Du reste, Delamare cite lui-même des ordonnances du prévôt de Paris de a. Le 12 mars n. Les grains, une fois déchargés dans un marché, ne pouvaient être transportés dans un autre. Toute personne domiciliée à Paris avait le droit de se faire céder, pour sa consommation, un setier ou une mine du blé acheté par un boulanger, si elle survenait au moment de la remise du denier à Dieu, ou même avant la fermeture du sac ou de la banne.

Philippe le Bel ordonna au prévôt, le 8 février, de faire faire un recensement des grains [p. Bientôt après il fixa à 40 s. On fouilla les greniers. Des commissaires furent nommés pour rechercher le grain caché, le distribuer aux boulangers et en faire profiter le public.

La disette cessa bientôt, sans cependant faire place à une véritable abondance. Le 10 juinles mesures suivantes furent arrêtées et criées à Paris. Le commerce en gros fut défendu. Les boulangers forains vendront eux-mêmes ou feront vendre par leurs femmes et non par des regrattiers [].

Les moulins à vent étaient beaucoup moins nombreux à Paris [p. Ceux-ci étaient pour la plupart des moulins à farine. De ce nombre étaient les moulins amarrés aux arches du Grand-Pont, en aval du fleuve []. Le chapitre de Notre-Dame y exerçait la juridiction et la police. Il trouvait plus avantageux, de les louer que de les exploiter directement []. Les locataires étaient quelquefois des boulangers, qui, supprimant ainsi un intermédiaire entre eux et le public, avaient double bénéfice [].

Le roi Jean établit des poids publics pour peser le blé porté aux moulins et la farine qui en sortait []. Le setier de froment et de méteil devait rendre quinze boisseaux de mouture, le setier de seigle quatorze boisseaux. Les crues, les glaçons charriés par le fleuve exposaient à de véritables dangers les moulins et les meuniers, qui y était logés [] ; aussi étaient-ils tenus de se porter secours à toute heure du jour et de la nuit.

La première arche du pont vis-à-vis Saint-Leufroi servant à tous les propriétaires pour aller à leurs moulins, pour transporter leur blé et leur farine, devait être entretenue à frais communs. Les moulins qui se trouvaient au delà ne figurent pas dans le texte auquel nous empruntons cette énumération []mais ils ont leur place en tête de la liste dressée par [p.

L'ARCHITECTURE

En dehors des moulins du Pont-aux-Meuniers, nous devons à un censier de Saint-Magloire, écrit au commencement du XIV e siècle, la connaissance des moulins situés dans la censive de cette abbaye. Or, cette censive comprenait toute la partie [p. Nous ne prétendons pas, du reste, avoir présenté un relevé absolument complet des moulins à farine compris dans les limites de notre censier. La Bièvre faisait marcher aussi des moulins. Enle chapitre le baillait à surcens, avec ses dépendances, pour 15 liv.

Les grands seigneurs, les établissements religieux, se passaient généralement du boulanger. Le grain récolté sur leurs terres ou livré en redevance remplissait leurs greniers; ils avaient des moulins et des fours []. Cependant, au XIV e siècle, le duc de Berry faisait faire au dehors le pain nécessaire à la consommation de sa maison []. Le chapitre de Notre-Dame faisait prix avec un boulanger pour la fourniture du pain destiné aux distributions capitulaires.

Le blé était acheté tantôt par le chapitre []tantôt par le boulanger []. Lorsque le pain était mal fait, le chapitre obtenait une réduction de prix ou même la résiliation du marché.

Ainsi, enle boulanger, dont le pain avait provoqué des plaintes fréquentes, consentit à résilier son marché, et les chanoines en conclurent aussitôt un autre avec un boulanger qui demandait 12 s. Cette conclusion est confirmée par des textes qui établissent que, pendant le cours du XIII e siècle, les habitants de Paris étaient obligés de faire cuire leur pain au four seigneurial. Nous hésitons, au contraire, à considérer comme un four banal celui qui, construit aux Champeaux par Adélaïde la [p.

Enle prieuré de Saint-Eloi avait encore un four banal, situé au coin oriental des rues Saint-Eloi et de la Vieille-Draperie et nommé le four de Sainte-Aure, première abbesse du couvent []. Cette usurpation paraît avoir été tolérée pendant un certain temps; mais, un jour, les prévôts fermiers, qui perdaient par là une source importante de revenus, voulurent faire démolir les fours.

Les boulangers eurent recours à Philippe-Auguste. Dès lors la liberté de fait dont ils avaient joui quelque temps fut légalisée, et ils purent exercer leur métier dans toute son étendue.

Les [p. Le 13 janvier n. Les établissements religieux, qui voulaient attirer la population dans leur domaine, accordaient aux nouveaux habitants la liberté de cuire où ils voudraient. A mesure que ces coutures, ces terrains cultivés se couvraient de maisons et que la population augmentait, la banalité, devenant impraticable, tombait [p.

Avec ce son, il engraissait des porcs soit pour sa consommation, soit pour vendre. Les populations maritimes étaient les seules qui mangeassent habituellement du pain salé. Partout ailleurs on ne salait que le pain de luxe []. Le silence de Bruyere Champier sur la levûre semble prouver que les [p.

Il y avait des différences dans la façon de faire le pain à Paris et dans les faubourgs. Les boulangers parisiens trempaient plus et cuisaient moins la pâte que ceux des faubourgs []. Un arrêt, rendu en par des commissaires réformateurs royaux, permit aux boulangers des bourgs Saint-Marcel, Sainte-Geneviève, Saint-Germain-des-Prés et autres de conserver leurs procédés particuliers [].

La division du travail était poussée assez loin dans la boulangerie: au-dessous des gindres joindresjuniores ou premiers garçons []on distinguait des garçons vanneurs, bluteurs et pétrisseurs []. La falsification du pain par des matières nuisibles était punie du pilori et du bannissement.

Les plus anciens statuts des boulangers, ceux dont la rédaction remonte à Ét. Ces différences de prix ne répondent pas à des différences de qualité, mais de grandeur. Le pain le plus grand était de 2 den. Cependant les boulangers pouvaient faire des gâteaux plus grands et des échaudés plus petits. Le pain vendu pour un prix inférieur était confisqué comme pain meschevé.

Au marché du samedi, les boulangers étaient libres de vendre à tout prix au-dessous de 2 den. Si [p. La récolte de avait été mauvaise []et la spéculation avait probablement augmenté encore la disette.

Pour cela, la première chose à [p. Le pain coquillé, est, comme on sait, celui dont la croûte forme des espèces de boursouflures; désigné plus tard par le nom de pain bourgeois, il répond à notre pain de ménage. Des commissaires royaux, nommés le 21 avril []firent une nouvelle expérience sur le rendement du setier.

On compara le poids des pains faits pour la circonstance avec celui de pains achetés chez les boulangers, et ceux-ci furent trouvés plus légers que les premiers. Le règlement des commissaires fut validé par le roi au mois de juillet Tandis que la taxe du roi Jean ne semble pas prévoir que le setier puisse tomber au dessous de 24 sols, celle de part du cours de 12 s.

Si le blé dépassait 24 sous, on constaterait son rendement par un nouvel essai. Pour le Chilly et le bourgeois, la taxe ne porte que sur le pain de 2 den. Parmi les boulangers forains, il faut distinguer ceux de la banlieue et ceux qui étaient établis au delà [].

Sur la plainte des boulangers parisiens, [p. Quant aux forains de la banlieue, ils pouvaient vendre leur pain plusieurs jours par semaine []. Cependant les boulangers parisiens réussirent, au moins pour un temps, à faire régler le prix et le poids du pain des forains. Ce prix fut fixé à 4 et à 2 den. Enles boulangers des environs, notamment ceux de Montmorency, se plaignirent au roi des gens du prévôt qui, contrairement à un usage immémorial, prétendaient les obliger à vendre au poids.

Nombre des bestiaux consommés chaque semaine. Dans cette statistique, plusieurs choses étonnent et éveillent la méfiance. Que les trente et un étaux de la Grande-Boucherie ne fussent exploités que par dix-neuf bouchers, cela ne surprendra pas ceux qui se rappelleront que ces étaux ne sortaient pas de certaines familles.

Pour cette raison ou pour une autre, Guillaume de Saint-Yon, le plus riche boucher de la Grande-Boucherie au XIV e siècle, était devenu propriétaire de trois étaux []. Ce rapport entre la population et la consommation de la viande de boucherie ne diffère pas sensiblement de celui qui existait dans les années immédiatement antérieures à la Révolution. Au XIV e siècle, Paris avait deux marchés aux bestiaux. Berty qui ne paraît pas en avoir trouvé trace avant [].

Au mois de novembreCharles VI, qui venait de nommer courtiers douze personnes de sa maison, ordonna que ce nombre ne serait pas dépassé []. Le 31 janvier n. Eux-mêmes étaient éleveurs []. Il en était encore ainsi à la fin du XV e siècle. A Paris, le chevreau ne faisait pas partie du commerce du boucher, mais du poulailler []. Les porcs nourris chez les barbiers, les huiliers, dans les maladreries, étaient considérés comme malsains. Les vaches en chaleur, nouvellement saillies ou ayant récemment vêlé, ne pouvaient être tuées et débitées avant trois semaines [].

Il était défendu de [p. Les viandes de mauvaise qualité étaient brûlées et on confisquait parfois en même temps la bonne viande trouvée chez le coupable, qui payait une amende et était privé du métier []. Le noyau, que nous nommons maintenant le talon de collier, était le morceau le plus estimé []. La poitrine se partageait en deux; chaque moitié coûtait 3 s. La longe se vendait de 6 s. La surlonge valait 3 s. On mangeait aussi la langue, soit salée et fumée []soit fraîche, lardée, rôtie, accommodée avec une sauce épicée nommée cameline [].

Ajoutons seulement que le quartier de mouton se vendait 3 s. Lorsque le consommateur ne payait pas comptant, il marquait ses achats sur une taille []. Parmi les profits en nature que les bouchers tiraient des bestiaux, il faut compter le suif qui, fondu et clarifié une première fois par leurs soins, passait ensuite dans les mains des chandeliers.

Comme fournisseur de [p. En outre, il livrait pour la consommation du roi et de sa maison de la mauvaise viande et gardait celle qui était de meilleure qualité. Le 16 mars n.

Du reste, le mandement royal ne lui enleva pas le droit de prises, il en corrigea seulement les abus []. Le plan que nous suivrons pour exposer les conditions du travail dans le bâtiment est tiré de la nature même des choses. Etait-il aussi appareilleur? Au reste, voici un autre texte qui nous paraît [p. Dès le XIII e siècle, les travaux de charpente et de maçonnerie intéressant le souverain étaient donc placés sous la direction de deux personnes différentes.

Ces directeurs des bâtiments royaux étaient nommés par le roi qui les attachait à sa personne en leur donnant une charge de cour, ils prêtaient serment à la chambre des comptes, et résignaient leurs fonctions entre les mains du chancelier []. Au temps de saint Louis, le traitement du maître charpentier se composait de 18 den. Sous Philippe le Bel, présent au palais ou absent, il touchait, ainsi que le maître maçon, 4 s. De plus, on mettait à la disposition de chacun deux chevaux, qui étaient ferrés à la forge du palais, et ils avaient [p.

Le propriétaire lui témoignait assez souvent sa satisfaction par des libéralités. Le 22 novembrele duc de Normandie donne à Raymond du Temple, son maçon, 20 fr.

Je vous certiffie que Regnault de Gastins, masson, a bien guagné et deservi et lui est deu sept livres trois sols tournois pour avoir fait et parfait les besongnes qui ensuivent Si les lui vueilliez paier, car je vous certiffie que la besongne est faicte et parfaicte.

Le prévôt adjugea la charge au premier, et le second, qui avait appelé au parlement, ne tarda pas à se désister []. Celui-ci y restait-il alors étranger, ou son concours a-t-il été passé sous silence? Les vacations y sont taxées à 2 s. Un certain Soupplicet, chasublier, avait présenté requête pour faire visiter une maison contiguë à la sienne, et qui menaçait ruine.

Les experts reçurent 40 s. Au bas de leur rapport, qui est accompagné de la mention du payement de leurs honoraires, on voit la marque de trois cachets plaqués, ainsi que trois cachets pendants sur queues de parchemin. Les mêmes signets se retrouvent au pied de la quittance, et dans le type on remarque workout gym book outils [].

Nous avons conservé deux rapports estimatifs rédigés et scellés par Raymond du Temple. Le grand architecte fut assisté dans cette expertise par le maître charpentier du roi, Jacques de Chartres []. Par exemple, nous avons un rapport du maçon et du charpentier [p. La rédaction proprement dite des marchés ne peut donner lieu à de longues observations. EnJean le Plâtrier reçoit 12 liv. En effet, les devis fixaient nécessairement un prix maximum qui servait de point de départ aux rabais.

Le sol de Paris et des environs abondait en matériaux. Leur fabrication demanda journées de charpentiers à 3 s. Le maçon et le tailleur de pierre, bien que distincts dans le langage, exécutaient indifféremment les mêmes travaux.

Nous voyons, par exemple, un tailleur de pierre scinsor lapidum poser deux barreaux de fer dans la grande tour des prisons à Notre-Dame de Paris pour tenir une cloche, et sceller dans la pierre les gargouilles de cette tour. Le même texte nous montre un maçon lathomus taillant des pierres pour remplacer les marches dégradées par lesquelles on descendait du palais épiscopal à la Seine [].

Chose étrange, des femmes travaillaient aux terrassements []. On mascara botox felps aussi les enfants à tailler la pierre et le carreau [].

Un autre texte nous montre des charpentiers [p. Assurément le [p. Ainsi le chapitre de Troyes mit une maison de la ville à la disposition des maîtres maçons de Paris par qui il faisait construire le jubé de la cathédrale []. Le salaire ne consistait pas toujours exclusivement en argent. Le marché passé avec Mathieu Lepetit pour la charpenterie de la tour qui surmontait la porte du château de Beaufort-en-Vallée lui accordait 80 liv. Thomas le couvreur se chargea de couvrir cette tour moyennant 20 liv.

Les comptes nous en fournissent maint exemple. Le propriétaire ne visitait pas les travaux sans faire donner un pourboire aux ouvriers []. La pose de la première pierre, du premier clou, de la clef de voûte, les fêtes, tout servait de prétexte à des libéralités [].

Matières textiles: laine, coton, chanvre, soie. La laine en suint était vendue par toisons, la laine lavée au poids []. Il entrait aussi à Paris de la laine [p. Parmi les poids usités pour la laine, nous signalerons la pierre qui, à Paris et au XIII e siècle, pesait neuf livres []. Au XIV e siècle, la laine eut une halle spéciale. Ce jour-là le commerce de la laine ne pouvait se faire ailleurs. Le droit de hallage était de 6 den. Les places étaient tirées au sort annuellement le jour de la Madelaine.

Les revenus du hallage étaient affermés []. La laine brute ou filée passant sur le Petit-Pont acquittait un péage dont le taux variait suivant le mode de transport. La charrette était taxée à 4 den. Pour la laine et les agnelins en suint, la chaussée était de 2 den. Pour la laine en suint, le tarif du tonlieu reposait sur le nombre de toisons vendues.

Deux toisons rapportaient au fermier une obole, trois et quatre toisons 1 den. Au dessous de 18 den. Il était du double lorsque les neuf livres valaient plus de 18 den. Le hallage était perçu sur les peaux de bêtes à laine, les toisons, les filés étalés au marché du samedi. Une seule peau, une seule toison ne donnait pas lieu à la perception du droit.

Le taux variait suivant le mode de transport []. On distinguait le coton en laine et le coton filé []. A Paris, le coton, en qualité de produit exotique et même levantin, faisait partie du commerce des épiciers []. Parlons maintenant des droits imposés sur le lin et le chanvre. Le chanvre en filasse était soumis au péage du Petit-Pont, mais le chanvre en fil ne payait rien []. La taxe, fixée à une obole, était seulement à la charge du marchand [].

Le lin et le chanvre en filasse supportaient un droit de hallage et un droit de tonlieu. Le tonlieu consistait en une obole pour deux ou trois poignées, en un denier pour quatre poignées, et ainsi de suite. Il doublait pour la première vente pendant les foires de Saint-Lazare et de Saint-Germain-des-Prés [].

Nous devons parler maintenant des opérations par lesquelles passaient les matières textiles pour devenir des tissus. Nous avons peu de chose à dire des premières opérations subies par les textiles.

Les autres matières grasses étaient défendues []. Les règlements prévoient la fraude par laquelle un fabricant abuserait de la graisse pour augmenter le poids du drap []. Un curieux poëme latin attribué à Hermann le Contrait et publié par M. Cette description est applicable au chanvre, dont la préparation, comme on sait, est peu différente.

Il peut alors arriver que des portions normales soient excédentaires en calories pour elles. Pratiquer une activité physique permet de perdre de la graisse.

De plus, un exercice régulier aboutit à fabriquer plus de tissu musculaire, ce qui augmente mécaniquement les dépenses énergiques. V ous pouvez vous affiner, mais vos muscles en se tonifiant sont plus denses, et pèsent plus.

Pour perdre des réserves de graisse efficacement et durablement, il est conseillé de modifier en profondeur ses comportements alimentaires, et de manger en fonction de ses sensations alimentaires. Il est donc absolument nécessaire de manger à votre faim, sans vous priver.

En mangeant lentementvous serez rassasié e plus vite, et mangerez moins. Notre corps a absolument besoin de graisses pour bien fonctionner, au niveau énergétique, cardiaque et cérébral. Du point de vue pondéral, toutes les graisses se valent et représentent le même apport énergétique. L es glucides sont également essentiels au bon fonctionnement de notre organisme.

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